Depuis le début de crise, les appels de détresse se multiplient chez Revivre, comme dans tous les autres centres d’aide psychologiques. Sans vouloir être alarmiste, plutôt réaliste, Jean-Rémy Provost, directeur général de Revivre, s’inquiète : « Ça deviendra bientôt l’épidémie dans la pandémie! », précise-t-il.

En entrevue avec L’Actualité, ce dernier confirme en effet que les appels à l’aide en hausse ne représentent que la pointe de l’iceberg. Le confinement et la distanciation réduisant les contacts avec les proches, plusieurs personnes, de tous âges et de tous les milieux, se sentent soudainement abandonnées n’ayant plus accès à leur réseau pour les soutenir. Malheureusement, les services et les ressources disponibles pour venir en aide à toutes ces personnes sont pour leur part déficients.

Agir maintenant, c’est sauver des vies

Le ou la ministre de la Santé, aussi responsable des programmes en santé mentale, a déjà beaucoup à faire dans son vaste ministère, et c’est sans compter les contrecoups de l’actuelle pandémie. Il ou elle ne peut supporter seul.e tout le poids des répercussions engendrées par la crise, plus spécifiquement la détresse psychologique que celle-ci aura provoquée chez plusieurs.

Heureusement, il n’est pas trop tard pour mener des actions concertées en santé mentale, croit Jean-Rémy Provost. À l’instar d’autres provinces canadiennes, il est grand temps que le Québec emboîte le pas et fasse de ce secteur de la santé une priorité. Nommer un ministre délégué à la Santé mentale devient certes une piste à suivre. La santé mentale nous touche tous, et c’est pourquoi nous devons militer, ensemble, pour qu’une personne dédiée puisse siéger au conseil des ministres afin de veiller à ce que les milliers de Québécoises et de Québécois aux prises avec un trouble de santé mentale puissent être pris en charge par un réseau accessible, solide, structuré et efficace.

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