Quand on me pousse au bord du précipice...

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Grand guerrier
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Quand on me pousse au bord du précipice...

Message par Grand guerrier » 29 mai 2017, 08:56

Et bien voilà,

Je suis rendu là : Tout va trop rapidement autour de moi, les problèmes s'empilent une journée à la fois... J'ai perdu le rythme et la cadence de la vie normal.
Tout s'oppose à moi sans que je le veuille... J'ai fais ma part d'échecs, ce qui à retarder mon plan de match... plan de match, que je ne suis plus du tout...
Je me suis même pas retourné, que je reçois des bombes de tout bord, tout côté. Si ça fait partie du processus, au rythme que ça va, je me rendrais jamais à
l'autre étape. Je ne sais si je parle trop en parabole, mais pour me sortir des bas fonds que je vie en ce moment, je suis totalement impuissant devant le
bombardement de malheurs et de rabaissement et le tas de problèmes émotionnelles, psychologique, familiales, sociales, financiers, professionnelles, etc...

Je sais que ce message commence bien mal, un amoncellement de plainte et découragement, une démonstration navrante de ma vie lamentable et pathétique.
Je crois toujours à quelques choses de beau, mais ... de moins en moins... Je vois tous les gens heureux, ceux qui vivent et qui veillent à leurs projets de vie,
Ces gens qui n'ont pas en tête leurs chagrins, leur regrets ou leur misère, tellement ils sont trop occupés à être heureux.

Même ma propre famille est plus heureuse sans moi, mes enfants sont toujours de bonne humeur et mon ex-conjointe, qui s'amuse à rencontrer plein de gars...
Moi, mon deuil n'est visiblement pas terminé... Et en 6 mois, je suis passé de pdg d'entreprise à résident dans une chambrette pour réinsertion sociale... sans de sous,
Dépression majeure bien vivante et loin de ma famille. Mon entreprise assez morte... plus d'amis, aucune stabilité... je ne peux même pas avoir du BS... Amour et autres luxes,
oubliez ça... des dettes et une tristesse sans nom... l'impasse, le bord du précipice... Plus aucunes ressources me fait de l'effet, tous ce que j'ai besoin c'est de me rapprocher de la vie
normal pour prendre un peu d'estime de moi... mais en vain, ça semble une montagne inategnable! Je suis là, encore ébranlé de tout ce qui s'est passé dans ma vie, j'ai de la misère à
comprendre. Tous le monde me fuit, tout est lourd et intense plus que jamais... Je veux, mais je peux pas... il semble que c'est une situation qui s'est envenimée. Mon esprit analytique
me soule, mes émotions me noient, mes tentatives me percent le coeur à chaque revers... et les ressources sont pour moi épuisées... Je ne peux pas croire que je suis dans cette
situation à 44 ans, et après toutes l'ardeur et la bonne intention que j'y ai mis... je retourne en état de poussière, repousser par mes proches, ma famille et mes connaissances.

Et voilà, on est Lundi, le dernier de Mai 2017. Le découragement, la non initiative positive, la larme à l'oeil à tout moment et ce dans la solitude la plus totale. Qu'ai je fais pour mérité
toute cette misère et ces tourments émotionnels. Je me sens trahi, coupable, impuissant, vulnérable, qui ne mérite aucune parcelle d'espoir, je l'écris et ça me fait mal. En plus de ça, tousses
se donne le mot de me tasser dans le coin, comme une maladie à éviter. Ce sentiment de mal de l'être va au delà d'un simple mal de ventre, c'est toute ma personne, et le moindre millimètre de peau
jusqu'au coeur qui est détruit. Et voilà, on est lundi... J'aurai bien voulu vous dire comment il fait bon vivre, mais je ne peux pas et les changement si merveilleux du renouveau tarde à venir. Il
y a comme un bouchon qui m'empêche de créer des possibilités plus joyeuses... Je ne croyais pas que le monde des adultes pouvait agir ainsi avec moi. la vie se doit-elle d'être si triste et si déroutante pour
qu'on l'apprécie davantage... Tous mes repères sont à la poubelle, mes valeurs ne valent pas un clou, et le respect de moi à moi, c'est vraiment nul! Désolé de laisser une tache si sombre sur votre forum,
En espérant avoir des mots d'encouragements, car à part mes enfants, c'est tous ce que je peux espèrer en ce beau Lundi de mai.

Bonne journée à vous!
Gardez le sourire car si
il vous vient un moment donné,
ne le perdé pas.

Grand Guerrier, qui aurai voulu
vous décrire une belle journée
ensoleillé, comme hier... mais,
pour moi, ça été la pire journée
de ma vie. Lâchez-pas

Ouena
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Re: Quand on me pousse au bord du précipice...

Message par Ouena » 29 mai 2017, 14:23

Bonjour Grand Guerrier, ta souffrance est palpable d'autant plus que tu semble comparer ta situation à une situation idéale, ce qui fait très mal. Je te dirais respire, prends une minute à la fois et tente de trouver du positif dans ta journée, ne serait-ce que la vue d'un oiseau, un rayon de soleil, un petit café, un bain, une marche. Je sais que ce que tu vis est très difficile, ta séparation est récente je crois? Tu es en deuil, oui ça fait mal mais c'est temporaire quoique tu crois. La vie ne reviendra jamais comme avant, tu vas en construire une autre sur d'autres bases, un tout petit pas à la fois. Continues à écrire, à expulser cette peine. Je te souhaite une bonne soirée. Dis moi as tu une aide professionnelle?

Grand guerrier
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Re: Ouena

Message par Grand guerrier » 29 mai 2017, 15:02

Merci Ouena, super gentille!
Je connaît ce genre de réponse, à la ressource déjà machée 50 fois. Excuse-moi pour cette dernière, mais je me comprend.
L'être humain est en mode valorisation lorsqu'il est en société (société avec du monde qui collabore dans la plus pure tradition du mot «empathie»...
Mais, si je peux ressortir une leçon de se que je vie (et il y en a plusieurs), c'est que l'être humain d'aujourd'hui est un hypocrite qui ne pense juste
à lui, et que dès que t'as le dos tourné : il te crache au cul! (même ta blonde que t'adore). Bref, j'ai les oiseaux, le soleil et les clémentines (mal de l'être ou pas),
et tu as raison dans la réjouissance et la gratitude de toutes les petites choses qui nous émerveille, mais il ne faut quand même pas être naif. L'humain, (tes proches par
surcroit) est mesquin et possessif, si il n'a rien à se mettre sous la dent, il ignore et évite l'écoute ou l'appel à l'aide... Ceci dit, j'en veux pas à l'humain (homme de cromagnon imbécile des années 2000), mais si j'ai la chance un jour d'avoir une connaissance, même un ou une amie avec qui la confiance et le respect est la source de base de notre amitié (j'en connaît pas), sache, Ouena, que je réitererai ma confiance en la «sociable action» d'où l'appât du gain (gain d'émotion, gain de valorisation, gain de contrôle (supériorité) n'a pas sa place, là je pourrai
me dire, fini la méfiance, fini les rejets, fini les complots... J'ai tout de même tendance à garder les choses simplement, car j'ai l'habitude de me perdre dans la spontanéité des messages
entre personnes (quand ça vient trop compliqué ou trop à double-triple sens), mais si je ne m'isole pas complètement, je dois subir l'impuissance des gens à ma version de mes problème (ce pourquoi je ne suis pas bien de parler de la pluie et du beau temps, car mon hamster trotte dans mes pensées... mais j'ai davantage d'espoir que ce matin... faut croire que tout est une question de seconde. Et oui, je suis suivit par un professionnel, mais les ressources, j'en ai soupé. Même langage, même résultat, une journée à la fois... ça me brule! Je veux de la moelle,
je veux des discussions et des relations qui portent sur la vrai vie et non, sur une vie de malade avec les symptomes et leurs effets à moyen et court terme... y a trop de professionnels, et
pas assez de gens vrais et empathiques... Disons que je suis en manque...

Ouena
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Re: Quand on me pousse au bord du précipice...

Message par Ouena » 29 mai 2017, 17:13

Désolée si je peux pas t'aider comme tu le voudrais, tout ce que j'ai à dire c'est des trucs en lien avec les symptômes, exemple la colère que tu semble ressentir, peux-tu l'exprimer par des mots mais aussi physiquement... exercice physique, déchirer du papier, frapper l'oreiller, chanter à tue-tête, moi ça m'aide ca me fait du bien et je vois moins noir après. Essaies de te faire du bien de toutes les façons possibles Grand Guerrier, tu es la personne la mieux placée pour prendre soin de toi. Les gens ne sont pas aussi pire que te le fais voir ta colère, en entendant d'en rencontrer qui te feront vivre du positif, accroches toi aux professionnels aussi, ça serait peut-être encore pire sans eux. Je le répète, je suis certaine que tu vas te reconstruire, c'est juste que ça prends du temps et de la patience... bisous.

floralie
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Re: Quand on me pousse au bord du précipice...

Message par floralie » 03 juin 2017, 19:47

Grand Guerrier,

je me reconnais dans tes écrits, ta frustration et ta désillusion face à tes échecs, aux rejets, à l'isolement et à l'incompréhension des gens qui t'entourent face à tes ressentis et à ta souffrance. Je vis moi-même des moments de tourmente qui n'en finissent plus et aucune lumière ne semble se dessiner à l'horizon. Je comprends tout à fait cette colère envers les gens à qui tout réussi, qui peuvent se la "couler douce" et être insouciants pendant qu'on se traîne dans la misère du désespoir jour après jour. Bien sûr, ce n'est pas "acceptable socialement" d'avouer ne pas être heureux du bonheur des autres, ceux-là qui prennent plaisir à étaler leur vie supposément rêvée. Une belle preuve de notre égocentrisme, nous qui sommes uniquement centrés sur nos malheurs et englués dans notre souffrance. Ça justifie que les gens nous rejettent et nous laissent seuls dans notre coin. Oui, peut-être, mais ça fait un peu de bien de l'exprimer car c'est une réalité qu'il est fort ardu d'être heureux du bonheur des autres quand on est submergé par la souffrance continuelle sans aucun répit, sans aucun petit plaisir. Tant mieux pour ceux qui sont en mesure de transcender tant de souffrance mais ça ne m'est pas donné à moi.

Je te comprends également concernant le discours remâché de plusieurs intervenants, j'en suis également désabusée. Par contre, je crois encore qu'il y a certains intervenants empathiques et réellement compétents qui ne s'arrêtent pas simplement aux paroles d'encouragement toutes faites. J'en ai déjà rencontrés, seulement trois en 20 ans pour tout dire donc ça reste plutôt rare mais c'est possible d'en trouver avec beaucoup de recherches, d'essais... et d'échecs. Je parle pour moi, peut-être que tu auras plus de chance, je suis une personne assez complexe et troublée qui est très sensible au contre-transfert d'où le petit nombre d'intervenants avec qui je parviens à tisser un réel lien de confiance et à travailler les vraies affaires.

Continue de te battre Grand guerrier même si tu as parfois le goût d'abandonner.

Floralie

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