Restrictions ET rages de bouffe

feemystere
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Re: Restrictions ET rages de bouffe

Message par feemystere » 12 janv. 2012, 10:31

Je suis fière de moi, je trouve que j'ai bien géré hier et je m'enligne plutôt bien aujourd'hui. Moins de «remplissage», portions un peu plus petites, moins de sucre ingéré (ça se dit?!) dans la journée. Je dois continuer comme ça,je suis sur la bonne voie!
En plus, petit à petit, je reperds le poids que j'avais pris (les quelques livres).

Go-go! Je suis capable! =) :idea: :!: :mrgreen:
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feemystere
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Re: Restrictions ET rages de bouffe

Message par feemystere » 10 févr. 2012, 13:05

Je suis vraiment contente et fière de moi: je ne suis plus dans les compulsions depuis presque trois semaines environ. Je n'étais pas très certaine que c'était derrière moi, il y avait tout le temps des rechutes... Donc je me sens mieux dans mon corps mettons. Mais je dois être vigilente pcq exemple hier j'ai mangé très peu dans la journée puis jme suis mise à manger non pas compulsivement mais juste vite (bien que c'était très peu, petite quantité) mais c'était trop sur le coup. Mon estomac n'est plus habitué à ces quantités, j'ai mal réagit et pendant près de deux heures j'ai eu un de ces maux de ventre!! :?
J'avais aucun médicament avec moi en plus (tylénol- acétaminophène) :roll: J'ai enduré.

Je gère mieux, je mange moins d'aliments sucrés, mes portions sont plus petites. 8-)
Avec l'insertion de l'activité physique dans mon quotidien, je vais être plus en forme et en meilleure santé (physique du moins).
GO-GO-GO! :D
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cally
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Re: Restrictions ET rages de bouffe

Message par cally » 11 févr. 2012, 13:36

bonjour fee mystere .Tu peux appeller a la clinique alimentaire de l hopital douglas et eux t éclairerons ou bien tu as laneb pour les troubles alimentaire ,ils mont sauver la vie ,et n attend pas ca ne te lachera pas si tu ne demande pas de l aide vas y tu peux y arriver !

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Re: Restrictions ET rages de bouffe

Message par feemystere » 14 févr. 2012, 16:39

Très peu pertinent mais je veux que ça reste écrit quelque part.

Ce matin j'ai très peu déjeuné et je n'ai pas été capable de diner, pas faim et de toute façon le moral n'était point. J'ai pu manger à peine un petit morceau de pain/gâteau aux dattes mais c'était vraiment une petite portion. Je commence à peine à avoir faim. Je vais souper bientôt mais c'est certain que ce ne sera pas un gros repas. :? Je n'ai pas envie de manger et je ressens rarement la faim. Je suis toujours forcée, pour bien parraitre et satisfaire ma mère qui me prépare à manger MAIS...
Ça ne m'empêche pas de sauter des repas, elle n'est tout de même pas avec moi au cégep!

Enfin, tout ça pour dire que mon rapport avec la bouffe est complexe.
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Catnip
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Re: Restrictions ET rages de bouffe

Message par Catnip » 19 févr. 2012, 00:08

Bonjour Fee,

Si tu es encore en thérapie de groupe, tu peux toujours demander aux psychologues ou aux responsables de la thérapie s'ils peuvent te référer des ressources pour les T.A.

Je connais bien l'Aneb http://www.anebquebec.com/html/fr/accueil/accueil.html, ils sont très compétents. Il a y des groupes ouverts à chaque semaine et c'est gratuit. Voici l'information : http://www.anebquebec.com/html/fr/services/go.html

Est un endroit pour partager et écouter d'autres personnes vivant la même situation que vous, dans le plus grand respect et en toute confidentialité. Les échanges permettent de briser l'isolement engendré par les troubles alimentaires et favorisent l'expression des sentiments. Le GO est offert aux personnes âgées de 17 ans et plus. Veuillez noter que les proches ne peuvent pas participer à la rencontre.
Chu Sainte-Justine
3175, Chemin Côte Sainte-Catherine à Montréal
Local 7149 (7e étage)
Ce groupe est offert tous les lundis de 19 h à 21 h


À Douglas, il a probablement une liste d'attente (dans mon temps elle était assez longue, suffisamment longue pour que je ne laisse pas mon nom lol). Souvent, ils y vont par gravité des cas. http://www.douglas.qc.ca/pages/view?section_id=146

Accès aux services
1. Faites parvenir la référence médicale émise par un professionnel de la santé (vous devez obtenir un examen physique complet).
2. Une évaluation préliminaire est effectuée par téléphone dans les jours qui suivent la réception de la référence pour déterminer la sévérité de vos symptômes et évaluer la nature de vos besoins.
3. Vous êtes informé du délai d'attente prévu et des ressources communautaires disponibles et auxquelles vous pouvez vous adresser pour des services professionnels (médicaux ou psychothérapeutiques) ou pour du soutien (groupes d'entraide ou autres) en attendant d'être pris en charge par le programme.


Tu peux aussi faire une demande au CLSC pour rencontrer une nutritionniste (possibilité d'avoir un suivi tout dépendant des services offerts à ton CLSC).

L'important c'est que tu en parles. Est-ce que tu es en psychothérapie individuelle aussi? Si ce n'est pas la cas, je te le conseille fortement. Le trouble de personnalité limite, les troubles alimentaires sont des troubles qui ne se règlent pas avec les médicament. Oui les médocs aident à passer à travers certaines journées difficiles mais ils ne changeront jamais notre façon d'agir. L'avantage qu'on a, c'est que ça se soigne et ça se guéris! Ce n'est pas comme pas schizophrénie, nous ne sommes pas condamnées à prendre des médocs et voir un psychiatre toute notre vie. Avec un bon travail sur soi, il y a une lumière au bout du tunnel. :)

Catnips
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Re: Restrictions ET rages de bouffe

Message par feemystere » 19 févr. 2012, 12:19

Merci Cally et Catnip pour votre écoute, votre soutien et suggestions. J'apprécie :)

Peu importe à qui je parle, que ce soit ma travailleuse sociale en thérapie DE GROUPE, psychiatre à l'urgence, intervenant de centre de crise, on ne me comprend pas réellement. C'est facile de me mettre une étiquette ou plutot de TOUT mettre sur le dos du TPL. Cependant moi je sais que ce n'est pas QUE ça. Personne ne voit qu'il y a un truc qui leur échappe. Bien voyons, tout va super bien, c'est la vie, c'est une crise passagère, tout finit par passer... Foutaise. Je n'ai plus confiance en aucun professionnel, ni même en la vie. Donc tant que je n'ai pas un surplus de poids ou inversement, qu'on ne me voit pas que les os, je suis en santé! Ils ferment les yeux et se bouchent les oreilles. Bravo, on verra où ça va me mener!!
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Re: Restrictions ET rages de bouffe

Message par Catnip » 19 févr. 2012, 12:55

feemystere a écrit : C'est facile de me mettre une étiquette ou plutot de TOUT mettre sur le dos du TPL. Cependant moi je sais que ce n'est pas QUE ça.
Que veux tu dire? Je ne suis pas certaine de comprendre.

En fait, le genre de trouble alimentaire que tu vis est un symptôme plutôt qu'un trouble. Bon, les troubles alimentaires sont souvent un symptôme d'une mauvaise estime/image de soi. Mais si on se fie au DSM (manuel de diagnostic) tu ne rentre pas dans les critères de l'anorexique ou de la boulimique. Cela ne veut pas dire que la nourriture ne te fait pas souffrir, c'est juste qu'il n'y a pas de constance dans ton comportement et que tu n'es pas entièrement enfoncée dans les troubles alimentaires. Perso, je trouve que c'est une bonne nouvelle, il y a de l'espoir. :) Je pense que Cally serait de mon avis aussi.

Il y a de graves conséquences reliées au troubles alimentaires. Voilà plus de 10 ans que je suis sortie de Ste-Justine et que j'ai retrouvé une ''alimentation normale'' et j'en paye ENCORE les conséquences aujourd'hui. J'pense que si je pourrais retourner en arrière et éviter une chose dans ma vie, c'est la T.A. que je choisirais... Tu ne veux peux tomber dans cet enfer. Quand tu tombe dans l'enfer des T.A. il n'y a plus de place pour rien d'autre. Oublie tes études, oublie ta vie sociale, oublie ton futur... Ta vie ne tourne qu'autours de ça. Ta tête n'a plus de place pour rien d'autre. C'est l'équivalent du mec accroché à l'héroine. Chaque minute de ta vie tourne autours de la bouffe. L'enfer!!!

As-tu pensé à entreprendre une psychothérapie individuelle? Je pense que ça te ferait du bien et tu pourrais travailler sur tes vrais problèmes. La thérapie de groupe c'est de la psychoéducation. C'est bien, ça t'apporte des outils mais la thérapie individuelle pourrait t'apporter plus. Moi je suis en thérapie individuelle depuis 3 ans et j'ai fais une thérapie de groupe de 15 semaines et ça va beaucoup mieux aujourd'hui. Je ne prends même plus de médocs, je ne bois plus pour oublié, je ne suis pas retombée dans l'enfer des T.A., des crises moins longues et moins intenses... Je t'assure qu'il y a de l'espoir mais il faut vouloir s'en sortir et s'accorder une chance. Les psychiatres, les travailleurs sociaux, les médocs, les diagnostics sont plus ou moins importants dans le cas d'un trouble de personnalité. C'est la thérapie qui fait toute la différence. Il n'y a malheureusement aucune pilule, aucune psychiatre qui change une personnalité. :( Reste ouverte à ta thérapie de groupe et prends les éléments les plus importants pour toi et inclus les dans une thérapie individuelle. Tu vas avancé beaucoup plus vite. :)

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Re: Restrictions ET rages de bouffe

Message par feemystere » 20 févr. 2012, 18:55

Salut Catnip! Comment vas-tu? Pour répondre à certaines de tes questions, j'ai demandé ou proposé (j'attendais pas mal l'approbation de ma travailleuse sociale, idiotie de ma part) la thérapie individuelle. Mais en raison des troubles relationnels qui viennent avec le TPL, c'est recommandé de suivre une thérapie de groupe justement parce que ça fait travailler plus vite et que ça travaille cet aspect-là, l'interaction. Il y a le partage si on veut de l'intervenant, le temps à prendre en considération, les «échanges» entre nous (le groupe), donc travail sur soi pour se batir des frontières...

Toi tu es en thérapie individuelle avec un psy, un travailleur social? Est-ce au CLSC? Selon toi, qu'est-ce qui se distingue le plus entre l'indiv. et le groupe? Est-ce que toi aussi tu souffres d'un TPL?

Tu parles d'outils, mais je n'en ai pas. La thérapie ne m'aide pas. Je ne fais que parler, il n'y a pas de concret. As-tu des exemples d'outils?

Je me suis pesée pour le fun en fin de matinée, vers 11h. J'en ai profité pcq ma mère n'était pas là et l'idée m'a effleurée l'esprit. Ça fait plus qu'un mois que je ne m'étais pas pesée et j'ai été agréablement surprise. J'ai perdu 5-6 livres. Ok le chiffre n'est pt pas à prendre en considération, j'aurais du me peser avant de déjeuner. Mais bon... Depuis que j'ai arrêté de manger compulsivement, je n'ai plus très faim et c'est sans que j'y pense. Je mange moins, sans effort. Mais voir de nouveau mon poids m'a rappelé le contrôle que je peux exercer, mon coté calculateur refait surface. Enfin, peut-être qu'il va disparaitre, de toute façon je ne suis pas déraisonnable ces temps-ci.

Bon je te laisse, te sens pas obligé de répondre. Prend soin de toi a+
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Re: Restrictions ET rages de bouffe

Message par Catnip » 20 févr. 2012, 23:37

feemystere a écrit :Salut Catnip! Comment vas-tu? Pour répondre à certaines de tes questions, j'ai demandé ou proposé (j'attendais pas mal l'approbation de ma travailleuse sociale, idiotie de ma part) la thérapie individuelle. Mais en raison des troubles relationnels qui viennent avec le TPL, c'est recommandé de suivre une thérapie de groupe justement parce que ça fait travailler plus vite et que ça travaille cet aspect-là, l'interaction. Il y a le partage si on veut de l'intervenant, le temps à prendre en considération, les «échanges» entre nous (le groupe), donc travail sur soi pour se batir des frontières...
C'est vrai qu'il recommande la thérapie de groupe pour les TPL. Je ne sais pas à quoi elle ressemble la tienne mais moi j'ai suivi une thérapie de groupe de type psychoéducative. Au départ, le groupe était composé de 8 filles (25 ans et +) et de 2 psychologues. Les séances étaient de 90 minutes une fois par semaine. Un premier 30 minutes traitait d'un problème X suivi d'un 30 minutes d'exercices en sous groupe et d'un 30 minutes de discussion à la fin. C'était très bien structuré et nous étions bien encadrées. À chaque semaine nous avions des exercices à faire à la maison. On faisait un retour sur les exercices à chaque séance. Je dois t'avouer que la première fois qu'on m'a suggéré de faire la thérapie de groupe j'ai refusé. ''Aller tous ch*er avec votre thérapie pour les troubles relationnels!!! J'ai pas d'affaire à aller là, je ne suis pas borderline! Blah blah blah''. Je venais tout juste de débuter ma thérapie individuelle et je ne comprenais pas trop ce que je faisais en psychiatrie. J'ai reçu autant de diagnostic que de médocs, je ne comprenais pas ce qui'il m'arrivais. Je n'étais pas plus ouverte à ma thérapie individuelle mais je ressentais le besoin de parler et ''d'avoir une personne dans ma vie'' car à l'époque j'étais tellement même plus capable de rentrer en intimité avec qui que ce soi... J'étais vraiment rendue au fond du trou, un genre de ''point de non retour''. Ou bien j'allais voir un psy, ou bien je me suicidais. J'ai rencontré ce psy et la première année tout ce qu'il a fait c'est écouter ma colère envers lui, envers la psychiatrie, ma mère, mon médecin de famille, les médocs... J'étais vraiment dans un état lamentable. Puis p'tit peu par p'tit peu j'ai compris certaine chose et j'ai compris que j'avais besoin d'aller plus loin et de travailler sur des éléments concrets. J'ai donc décidé de m'inscire à la thérapie de groupe un an et demi après le début de ma thérapie individuelle. Je prenais ce que je voyais en thérapie de groupe et j'apportais les éléments essentiels dans ma thérapie individuelle. Là j'ai vu du changement! La thérapie de groupe m'a permi de verbaliser des problèmes que je vivais et je comprennais mieux mes comportements. Mais si je n'avais pas fais la thérapie individuelle au début, je n'aurais pas retiré autant de bénéfices de ma thérapie de groupe. D'ailleurs, il était obligatoire d'avoir un suivi individuel pour intégrer la thérapie de groupe.
feemystere a écrit :Toi tu es en thérapie individuelle avec un psy, un travailleur social? Est-ce au CLSC? Selon toi, qu'est-ce qui se distingue le plus entre l'indiv. et le groupe? Est-ce que toi aussi tu souffres d'un TPL?
Je suis une thérapie individuelle avec un psychologue depuis pratiquement 3 ans et j'ai bel et bien reçu le fameux étiquette de TPL. Est-ce que j'en souffre encore aujourd'hui? Oui mais beaucoup moins qu'avant. Je te dirais que sur une échelle de 1 à 10, j'étais genre à 8.5 sur 10. Aujourd'hui, je suis probablement autours de 4-5 sur 10. Il me reste encore beaucoup de travaille à faire sur moi mais j'ai fais un bon bout de chemin avec mes deux thérapies.
feemystere a écrit :Tu parles d'outils, mais je n'en ai pas. La thérapie ne m'aide pas. Je ne fais que parler, il n'y a pas de concret. As-tu des exemples d'outils?
C'est là où que je suis confuse. Je ne sais pas ce que tu fais en thérapie de groupe mais nous, par exemple, on avait un volet sur comme gérer ses émotions, quoi faire en cas de crise, comment remplacer l'automutilation par quelque chose de moins nocif ou dangereux ou encore reconnaitre et verbaliser ses émotions. J'ai un cahier avec des notes et des exercices concrets que je peux toujours relire et refaire. Oui on parlait beaucoup mais comme chaque séance avait un sujet précis, les psychologues ne nous permettaient pas de ''dévier'' du sujet. Il fallait suivre le plan de match. Est-ce que ça ressemble à ça ta thérapie de groupe?
feemystere a écrit :Ça fait plus qu'un mois que je ne m'étais pas pesée et j'ai été agréablement surprise. Mais voir de nouveau mon poids m'a rappelé le contrôle que je peux exercer, mon coté calculateur refait surface. Enfin, peut-être qu'il va disparaitre, de toute façon je ne suis pas déraisonnable ces temps-ci.
Évite la balance car justement plus tu te pèse plus tu désir obtenir le contrôle. Et en réalité, plus tu sens que tu as le contrôle, mois que tu as le contrôle. Je sais à quel point le controle sur la nourriture te donne un sentiment de contrôle sur ta vie, voir même un sentiment de puissance mais en bout de ligne ce contrôle finit par te bouffer la vie. Au début c'est comme jouer une partie d'échec que tu es sur le point de gagner mais au fur et à mesure que le temps avance tu te rends compte qu'il y a toujours un pion placer à la mauvaise place et d'autres pions à jouer. Entoucas, je trouve que c'est comme jouer une partie d'échec contre soi-même quand tu es dans la restriction. Je n'ai pas connu le ''binge and purge'' pour des raisons que je n'expliquerai pas ici (ça serait trope long) mais la restriction à finit par me mettre échec et mat moi-même! On ne peut pas gagner à ce jeux Feemystere, on est perdante même avant d'avoir commencé la game. :(

Prends soin de toi

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Re: Restrictions ET rages de bouffe

Message par feemystere » 22 févr. 2012, 13:41

Salut! Je suis contente de te lire. Comment vas-tu?

Pour en revenir aux thérapies, ma travailleuse sociale est spécialisée en psychothérapie. Wow la thérapie de groupe que tu as suivie était structurée comparée à la mienne! Cette semaine, nous étions 3 (une nouvelle fille). C'est vraiment libre, pas de sujet dirigé, pas grand chose de concret d'établie si tu veux mon avis. C'est juste un échange. J'ai souvent l'impression de parler inutilement, comme si je me confiais de la même manière que j'écris un journal intime disons. Bref, est-ce que je me trompe ou tu as suivie la fameuse thérapie suggérée aux personnes souffrant d'un TPL? Ça ressemble beaucoup à ce que j'entend, ce qu'on me suggère, ce dont tu me parles. Il y a des thérapies qui comprennent psychologues et psychiatre. Moi j'ai juste une t.s.

Si je comprends bien, ta thérapie de groupe t'a apporté des outils et l'individuel te permettait plus de t'exprimer? Qu'est-ce que ça t'apportait de plus que le groupe?

Je te cite: «C'est là où que je suis confuse. Je ne sais pas ce que tu fais en thérapie de groupe mais nous, par exemple, on avait un volet sur comme gérer ses émotions, quoi faire en cas de crise, comment remplacer l'automutilation par quelque chose de moins nocif ou dangereux ou encore reconnaitre et verbaliser ses émotions. J'ai un cahier avec des notes et des exercices concrets que je peux toujours relire et refaire.»

C'est ce que j'aimerais avoir, littéralement. Parce que tout ce que je fais,c'est parler et écouter ma travailleuse sociale faire des liens, me poser des questions pas toujours pertinent. Elle fait énormément de retours dans le passé, c'est que ça. Elle parle beaucoup de l'enfance, de la famille. Moi ça ne m'aide pas, ne rejoint pas mon besoin (même si je n'arrive toujours pas à le cibler :/ ). C'est comme si elle essayait de trouver les sources qui expliqueraient mon mal être, ce qui m'aurait blessé et qui m'empêche d'avancer, ce qui est à l'origine de mon mal de vivre. Elle pense dur comme fer que ça a un rapport avec ma mère, mais honnêtement j'en doute fortement. Elle croit qu'il s'est passé qqch pendant l'enfance alors que moi je pense que c'est durant l'adolescence, il y a eu qqch qui s'est brisé. Rien de majeur qui aurait pu entrainer pareille situation, je veux dire où j'en suis aujourd'hui. Tous les trucs durs de mon adolescence, je les ai accepté, je suis passée par-dessus. Enfin, je m'égare. Elle me fait sentir abandonnée, je dirais plus seule. Elle me met souvent en colère, comme si elle ne me comprennait pas ou ne voulait pas m'entendre. Je cherche des outils, je l'ai même verbalisé. Travailler le Ici et maintenant plutôt que le passé.Je tourne en rond et une fois la thérapie terminée, je ne sais pas si je poursuivrai.

Sinon pour la bouffe la culpabilité arrive facilement et vite. Auto-jugement, c'est dur. Mais je pense que je mange bien ces temps-ci. Merci pour tes conseils et ton écoute. Dernière chose, bien que j'aie vraiment l'air de monopoliser le sujet, j'aime bien qu'il y ait des échanges. Alors à moins qu'il y ait des sujets fragiles, je comprendrais tout à fait, je t'invite à me parler de ce que tu veux. J'aime te lire et c'est aucunement une nécessité de parler QUE de moi hihi. Prend soin de toi et à bientôt = )
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