erreur de diagnostic

(maniaco-dépression)
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Pénélope
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Enregistré le : 02 sept. 2018, 11:07

erreur de diagnostic

Message par Pénélope »

:x Bonjour. Je suis retraitée et ma vie n'a pas été un long fleuve tranquille ainsi, durant plus de 40 ans j'ai été sous anxiolytiques , antidépresseurs, somnifères et antalgiques en permanences. Peu à peu j'ai eu des effets secondaires très importants pour lesquels d'autres traitements m'ont été administrés. Fin 2013 j'en ai eu assez de tous ces traitements, j'en ai parlé à mon médecin, je lui ai dit mon ras le bol, il ne m'a pas entendue alors j'ai décidé de procéder toute seule à mon sevrage médicamenteux (en une dizaine de jours) Ce fut une grossière erreur puisque je me suis retrouvée aux urgences psychiatriques après une crise délirante sur la voie publique. Je suis restée 3 semaine hospitalisée, dès les premiers jours la soi-disant psychiatre m'a diagnostiquée bipolaire...or elle ne m'a jamais écoutée. Je viens de demander mon dossier médical, en le recevant j'ai été écœurée, choquée par les conclusions qui l'ont amenée à ce diagnostic. Lorsque je lui expliquais mon désir d'arrêter tous ces traitements, elle passait outre et lorsque je refusais les traitements par voie orale elle me menaçait de me les injecter (ce qui a été fait une fois). J'avais été hospitalisée sous contrainte je ne pouvais donc que me soumettre...mais à chaque fois que j'avais un entretien avec elle je réitérais ma demande d'arrêt des traitements. J'avais eu une vie difficile ok mais ce que je voulais c'était de l'aide pour m'en sortir. La seule chose que j'ai eue c'est une phrase lapidaire. Madame vous êtes une malade mentale et vous devez l'accepter et surtout prendre votre traitement à vie. Je suis donc ressortie de cet hôpital avec un traitement encore plus important puisque des régulateurs de l'humeur y avaient été ajoutés.Durant 9 mois, j'ai constaté des détériorations considérables de mon état de santé, je suis devenue un légume privé de la moindre émotion, je n'éprouvais plus rien, je tremblais comme une feuille, j'avais des hallucinations, des phobies, des pertes de mémoire, bref un enfer. Ne supportant plus cette vie alors que j'étais sous anxiolytiques, antidépresseurs, somnifères, antalgiques j'ai fait une tentative de suicide je me suis ratée et je me suis retrouvée à nouveau aux urgences psychiatriques où le diagnostic de bipolarité n'a jamais été remis en cause (diagnostic que je refusais toujours). 3 semaines d'hospitalisation avec modification du traitement et à ma sortie j'étais suivie dans un CPN. Dans celui ci j'ai rencontré un psychiatre qui enfin m'a entendue.Il m'a fallu 2 ans pour me sevrer. Aujourd'hui je n'ai plus aucun traitement, je vais bien, j'ai retrouvé une vie normale et toute ma créativité. Si je témoigne aujourd'hui c'est pour dénoncer ces erreurs commises en milieu psychiatrique, c'est inadmissible. Si j'avais écouté cette pseudo psychiatre c'est toute ma vie qui était fichue. J'ai écrit un livre (CAMISOLE CHIMIQUE) pour dénoncer ces abus
Rémy
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Enregistré le : 29 juin 2018, 10:54

Re: erreur de diagnostic

Message par Rémy »

Bonjour,
je suis content d'entendre votre témoignage. Oui, j'ai eu ma part de problèmes dans la vie, dépressions, deuil important, hospitalisations suite à un désordre émotionnel important (je n'utilise pas ici le mot bipolarité) et prise de somnifères, antidépresseurs, régulateurs de l'humeur, antipsychotiques.

Je crois, comme vous, qu'il y a tout un système en place pour maintenir l'ordre social et la psychiatrie avec ses médecins en font partie. Oui, dans une crise aiguë les médicaments adoucissent les symptômes mais cela devrait être de courte durée. Par la suite, il faut s'attarder pour trouver la cause de ces dérèglements de comportements, de ces angoisses, de ces colères ou de ces crises. Malheureusement, ces mêmes médecins n'ont pas le temps de faire de l'écoute alors on se tourne vers le privé, les psychologues et alors c'est nous qui payons et il y a un nombre incroyable de gens qui ne peuvent pas se permettre cela alors, ils sous l'emprise de la psychiatrie payé par nos taxes donc, sous l'ordre du gouvernement qui veut la paix sociale, des gens doux ou sans problème et au diable les autres.

Pratiquement tous les dérèglements d'ordre mental ne sont pas dû à un dérèglement de la chimie du cerveau. Une grande majorité des dérèglements ont leur origine dans nos émotions désagréables qui elles sont causées par nos pensées ou croyances de toutes sortes, idées préconçues acquises dans l'enfance. Nous sommes des être émotifs qui réagissent aux événements de toute sorte par des émotions et ces émotions peuvent causer beaucoup de tort dans notre corps, la somatisation, ce qu'ils appellent les maladies psychosomatiques.

HISTOIRE EN BREF

1- Dépression en 1978 dû à l'idée qu'un collègue de travail me disait des mots blessant quand en réalité, il m’agaçait.

2- Perte de ma fille en 1995 par suicide. Parti sur un "high" puis en dépression, hospitalisé (diagnostique de bipolarité ???). Longue remontée de 5 ans, arrêt des médicaments puis continuité au travail pendant 8 ans jusqu'à la retraite et ce, sans médicament.

3- Crise d'hyperventilation (2116) en pleine répétition de concert de chorale. Qui aurait dit que trop de stress positif pouvait nous amener jusqu'à l'épuisement? (J'étais dans 2 chorales, plein de pratiques personnelles, bronchite et sinusite, antibiotiques, décongestionnant et problèmes de digestion, réveil nocturne, manque de sommeil alors ça en était trop). Le livre de Hans Selye: Stress sans détresse explique bien que le stress, positif ou négatif, s'il y en a trop sur une longue durée peut nous amener à la détresse. Dans mon cas ici, j'ai encore été hospitalisé, le psychiatre a fait rapidement le lien avec l'événement de 1995 et le diagnostique de bipolarité sans tenir compte du contexte de 2116 et du trop plein d'activités dans ma vie.

ET MAINTENANT

Je n'ai presque plus de médicament, je veux me sevrer de ce qui reste mais le mauvais sommeil revient alors je fais de l'anxiété, j'ai peur de pas dormir sans les médicaments et voilà le cercle vicieux.
Je vais de mieux en mieux, nous faisons des voyages, je fais du vélo durant la belle saison puis l'hiver, c'est de la chorale mais modérément, une seule chorale c'est bien assez, pas trop de stress. L'énergie est revenue, la concentration et le plaisir de vivre aussi.

POUR CONCLURE AUJOURD'HUI

Se faire dire que l'on est malade à vie et prendre tous ces médicaments, je n'y crois pas. Beaucoup de psychiatres agissent ainsi mais heureusement le mien croit à la guérison et m'a conseillé une psychologue.
De bonnes lectures sur comment prendre soin de soi m'ont sorties de l'état léthargique que j'avais en 2017 quand j'étais encore sous médication.

Excusez le manque de forme de mon texte, je ne suis pas habile à formuler clairement.

Heureux de vous lire à nouveau!
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