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Re: Le journal de suegag

Posté : 26 nov. 2019, 00:52
par blondebleue
Le rivotril fait en effet flotter au dessus de la vague... 8-)

Re: Le journal de suegag

Posté : 26 nov. 2019, 21:46
par Suegag
Ha oui! J’en abuse pas mais je l’apprécie vraiment quand je me le permet. Mais au travail c’est mieux de ne pas flotter 😂

Re: Le journal de suegag

Posté : 26 nov. 2019, 21:51
par Suegag
:D

Re: Le journal de suegag

Posté : 27 nov. 2019, 10:03
par Suegag
Aujourd’hui je n’entre pas travailler. J’ai un genre de rhume et je n’ai pas dormi de la nuit parce que je n’ai pas arrêté de tousser. J’étais embêtée de ne pas entrer. Un retour progressif ça aide â se remettre sur pied. Mais dans mon cas, je pense que c’est plutôt injuste de ne pas être payée pour cette journée parce que je ne choisi pas quand un virus va n’invalidera. D’un autre côté, je suis fière d’avoir pris cette décision. J’ai été très ambivalente parce que ça impliquait de ne pas prendre mes responsabilités professionnelles. Par contre, je me suis dit que non seulement je travaillerais malade, mais je risquais d’aggraver mon état émotionnel. Je suis fragile et je dois prendre soin de moi. Aujourd’hui, mes responsabilités personnelles surpasse mes responsabilités professionnelles. Et je me donne une chance de me rétablir physiquement et émotionnellement. J’ai la chance de pouvoir subir des pertes de salaire ici et là. Mais c’est tout de même injuste, selon moi, de ne pas avoir une petite banque de maladie. Ça arrive à tout l’monde d’être malade et encore plus quand l’état général est affaibli par une dépression bipolaire partiellement rétablie. En tous cas, j’ai passé par dessus quelques contraintes pour prendre soin de moi!

Re: Le journal de suegag

Posté : 27 nov. 2019, 13:46
par Izaza
Prends bien soins de toi et profite de cette journée pour te reposer...sans même te sentir coupable... tu fais bien , tu écoutes ton corps...

Re: Le journal de suegag

Posté : 01 déc. 2019, 09:57
par Suegag
L’anxiété s’est résorbée mercredi. Ce jour là, j’ai pris une décision dans mon intérêt (prendre une journée de maladie). Aussi, je ne me suis pas sentie anxieuse de prendre cette décision alors qu’auparavant je me serais sentie imposteur et j’aurais eu peur du jugement de mon bosse. À partir de cette journée, bye anxiété.
Y’a beaucoup de choses à comprendre de ça. Par contre, étant donné que mon humeur a commencé à remonter dimanche, je me demande si j’aurais été capable de prendre cette décision avec l’humeur dans la noirceur. Aussi, je me demande si la remontée de mon humeur ne découlerait pas du wellbutrin que j’ai pris durant 3 jours (la psy ayant abordé cette possibilité auparavant).
Anyway, actualisation et médication vont définitivement de paire. Tu peux faire de ton mieux pour apprendre à améliorer tes modes de vivre et de penser, tu n’arriveras à rien si ta chimie détraque. Alors pas la peine que je cherche ce que j’ai fait, ce que je pourrais faire, ce que j’aurais pu faire... là j’ai besoin d’options de médicaments optimales au besoin. Je vois la psy cette semaine, bien hâte de voir si elle a une stratégie à me proposer.

Re: Le journal de suegag

Posté : 04 déc. 2019, 01:12
par Suegag
J’ai vu la psy. Augmentation de lamotrigine à 150 mg le soir, wellbutrin à débuter dans 2 semaines. Ne pas lésiner sur le clonazepam, je ne développe pas de dépendance avec ça. Vaut mieux stopper l’anxiété plutôt que de la laisser prendre de l’ampleur.
Je lui demande comment prévenir d’autres chutes comme j’ai vécu durant 2 semaines. Bien faut stabiliser encore dit-elle... ok oui mais à partir de quand ça devient inquiétant? C’est déjà inquiétant dit-elle. Alors qu’est-ce que je fais si ça arrive? Faut voir si l’ajustement permettra de trouver une meilleure stabilisation dit-elle.
J’ai pas envie de cet ajustement, j’ai pensé de ne pas aller de l’avant. Mais j’vais le faire. Et espérer pouvoir reprendre une vie professionnelle normale un jour. Mais j’ai de plus en plus de doutes. Et j’ai tellement peur de repasser par là que je n’ose plus augmenter ma charge. Je plafonne.
Alors pour les prochaines semaines, d’ici à mon rendez-vous fin janvier, je vais avancer un jour à la fois. Et m’efforcer de ne pas partir dans mes scénarios de fin du monde. Et écrire ça sur un post-it que j’vais me coller dans l’front.
Au moins, mon cauchemar de 2 semaines est passé. Et j’ai des options pour gérer l’anxiété alors, je vais me donner la chance d’essayer.
Un jour à la fois. Demain ne m’appartient pas. Je n’ai pas d’attente. Il arrivera ce qu’il arrivera. Mais je vais continuer d’espérer.

Re: Le journal de suegag

Posté : 11 déc. 2019, 00:25
par Suegag
Six jours plus tard...
Ça va bien, côté humeur.
Je me suis sentie fébrile, à la fois excitée et meurtrie. Mais ça n’a pas duré. J’ai bien géré. J’ai eu de l’anxiété mais je ne l’ai pas laissé monter. J’haïs prendre du rivotril, mais c’est ce qui fonctionne. Plutôt que de laisser aller jusqu’à ce que ça fasse mal, je prend la demi-dose quand je me met à trop penser trop vite à propos de trop de choses pas si importantes. C’est bizarre de penser comme ça. Mais ça fonctionne la demi-dose... j’ai moins souffert de ces pensées de style intrusives ou envahissantes. Je me demande si d’autres vivent leur anxiété comme ça. Ça devient trop plein d’émotions. À une réunion au travail, trop débordante d’enthousiasme avec la nécessité de me contenir. Ouf c’était pénible. Puis après, rumination à n’en plus finir. J’ai coupé ça court avec le rivotril. Je trouve ça vraiment particulier ce symptôme qui colle. J’aimerais que ça parte avec le temps.
Donc, ça va. Cette semaine, j’ai l’impression de me retrouver, de me reconnaître. Il y a des moments où je me surprend à être moi-même, à expérimenter et sentir comme je l’ai toujours fait avant de tomber.
Je sauterais de joie mais j’ai appris à me méfier de ce qui m’attend. Et ça ce n’est pas tout à fait moi. Je me suis connu comme quelqu’un d’optimiste et maintenant, je sens la fameuse épée au dessus de ma tête.
J’ai tendance à me voir comme malade ou défectueuse. Je me fait peu confiance, je sais que je peux avoir plus d’assurance. Je dois me définir par rapport à moi-même... Je ne suis pas une maladie.
J’ai des problèmes qui ne proviennent pas de la maladie. Elle n’explique pas tout. Mais je l’utilise pour trouver un sens. Je pense que je fais fausse route. Ce sera l’occasion de reprendre la bonne direction.

Re: Le journal de suegag

Posté : 22 déc. 2019, 21:09
par Suegag
Je suis de bonne humeur.... Par contre, Comment dire, J’ai des problèmes au niveau de mon affectivité. C’est la seule manière de le décrire. C’est que mes émotions sont correctes, je ne ressens pas de détresse. C’est juste que parfois, ça devient intense et je dois contenir. Ça crée une tension puis de l’anxiété. Comme trop d’émotions, mais la bonne sorte.
Le rivotril est efficace. Je prend 0,25 mg et ça suffit. Je prend 25mg de trazodone matin et midi.
Je connais les signes que ça va déraper et je n’attend pas pour agir. Quand j’me met à penser trop et à ne plus arriver à garder le focus, je prend une pause, j’arrête tout et j’écoute, je respire et là je sais si c’est de l’anxiété. Si le calme revient, c’est juste que je m’étais énervée. Et s’il ne revient pas, c’est que ça déraille.
Sérieux.......... ouch.
J’ai encore bcp de problèmes de concentration mémoire focus, attention..... c’est difficile de travailler.
Je me souhaite une année 2020 en santé!

Re: Le journal de suegag

Posté : 02 janv. 2020, 02:46
par Suegag
Ça va plutôt bien côté moral ces temps-ci. J’ai connu deux crises d’anxiété avec coup de poignard au sternum. La première m’a fait vomir, et après ça allait mieux. La seconde s’est dissipée avec du Rivotril. C’est vraiment impressionnant comme symptôme. Mais y’a un déclencheur à ça parce que mieux je me porte, plus je réalise que ma relation avec mon conjoint me tape solide sur les nerfs. Je réalise aussi que j’ai compensé et ravalé pendant trop longtemps. Pis la, c’est fini, je ne ravale plus, ça me rend malade. Simple comme ça. On verra où ça nous mènera.