hypomanie -

(maniaco-dépression)
Elle_36
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Re: hypomanie - hyperthimie

Message par Elle_36 »

Oui et j'ajouterais de lui témoigner ton amour en te rendant spécial à ses yeux. Ne sois plus celui qui l'empêche de vivre mais celui qui veut faire des buts et projets commun. Rapproche toi d'elle ou arrêter de souffrir tous les 2. Après la pluie, le beau temps!
xymissal
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Re: hypomanie - hyperthimie

Message par xymissal »

Bonjour Elle_36:

"Lui témoigner ton amour en te rendant spécial à ses yeux": je ne peux plus me plier hélas à ses exigences, elle est allée trop loin dans les blessures, les attaques et les menaces. Je dois me protéger et ne pas accepter sa tyrannie. Je lui dis que je suis là à attendre qu'elle prenne conscience, je ne veux pas la quitter mais elle est libre de choisir, je ne peux aller contre ses volontés. Son agressivité est difficile à subir: elle dit beaucoup de choses blessantes je suppose sans mesurer les conséquences; du style qu'elle n'a pas de respect pour moi, alors que j'ai droit comme chacun à celà. Elle appelle la gendarmerie parce qu'elle pense que j'allais l'agresser physiquement sinon verbalement (les prises de bec fortes ont eu lieu il ya 3 ans environ, avant que je me rende compte qu'elle a un trouble). En même temps elle m'apprend qu'elle sait depuis des années que j'étais psychotique ! Ah bon, et elle a accepté de vivre avec moi tout ce temps sans m'en parler ni me suggérer d'aller consulter !!!. J'ai reçu les personnes en uniforme et suis allé voir le psy (j'y suis toujours pour surveiller et essayer de rétablir la relation avec l'un des enfants qu'elle a manipulé et monté contre moi), mais elle ne veut rien savoir de ses errements.

"Ne sois plus celui qui l'empêche de vivre" : en effet, elle vaque à sa guise mais je surveille ce qui nous concerne tous, notamment les enfants. Là je mets le hola. Cependant au niveau projet et dépenses, je n'ai pas de prise, je laisse faire tant que les montants ne sont pas exorbitants. De fait, elle est dépensière, toutes les semaines un peu, mais je sens qu'elle va passer au niveau supérieur.

"celui qui veut faire des buts et projets commun": je lui rappelle à chaque fois que nous avons un socle à ne pas détruire et que je suis là quand elle voudra se positionner dans notre vie de famille et qu'elle veut se poser des questions sur le pourquoi de la crise. Pour l'instant, c'est comme parler à un mur.

"Rapproche toi d'elle ou arrêter de souffrir tous les 2. Après la pluie, le beau temps!": Délicat de se rapprocher d'elle sans se soumettre à son intransigeance, ses changements de cap, ses humiliations et critiques dégradantes, son refus de dialogue (elle est autoritaire), ses décisions discutables et imposées, etc. D'un autre côté, je ne cherche pas le divorce, car beaucoup de dégâts latéraux en vue notamment concernant les enfants, grands en âge mais encore dépendants yc affectivement de nous (nous étions une famille complémentaire et quelque peu fusionnelle). Mon psy m'a dit: "soit vous divorcez soit vous pliez l'échine". Je souhaite une 3ème solution, la prise de conscience de son trouble car mon caractère ne permet pas de vivre avec une femme en me pliant. C'est impossible pour moi.

"Après la pluie, le beau temps" en effet. Mon attitude se limite à résister à ses flots d'humeur difficile à juguler et avancer avec les enfants pour les amener à s'en sortir. Si elle fait le pas vers la prise de conscience, j'en serais heureux et soulagé, je l'aiderai et l'accompagnerai. Si elle s'obstine, voire si elle divorce, je partirai la conscience tranquille, j'aurais fait mon devoir avec elle et aussi avec les enfants. Je suis un mari pour le bien et le mal qui touchent le couple, mais pas le psy qui doit culpabiliser parce que je suis tombé sur une femme dont je n'ai pas reconnu le trouble. C'est lourd comme charge de vouloir rester à subir les assauts d'une conjointe inconsciente de son état et sourde à tout. Revenir vers elle sans qu'elle ait un minimum de prise de conscience, veut dire la dépression profonde pour moi. Ce n'est pas possible, je vais y laisser ma peau. J'ai aussi une échéance et des limites que je me suis fixées qu'elle ne doit pas dépasser, sinon c'est moi qui prendrais la tangente, mais ce n'est pas encore arrivé.
J'étais long, j'ai tout dit, j'espère que je ne t'ai pas inondée. Tu m'as déjà beaucoup lu et aidé. Merci encore à toi et au forum.
Elle_36
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Re: hypomanie - hyperthimie

Message par Elle_36 »

Je comprends votre position! Je ne pense pas qu'elle réalisera d'elle même. Bon courage et merci d'avoir participé à la conversation. ;)
blondebleue
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Re: hypomanie - hyperthimie

Message par blondebleue »

Bonjour Elle,

C'est un peu normal d'avoir une période où on s'observe continuellement quand on apprend qu'on est bipolaire. Ça peut devenir angoissant à la longue mais à un moment je crois que ça rentre dans l'ordre. Chacun a ses patrons propres de cycles, je dirais que je te trouve chanceuse de ne pas trop vivre de dépression. Mais je sais aussi que l'activation cérébrale de l'hypo peut devenir gênante et être alarmante pour ceux qui ont tendance à faire des dépressions après une hypo.

Est-ce qu'on peut continuer de travailler en dépression? Je dirais que oui, même si je sais que mon psychiatre n'y crois pas trop. J'ai des dépressions qui sont parfois accompagnées d'une activation psychomotrice et mentale alors le travail est pour moi un exutoire de ce trop plein d'énergie. Une façon de canaliser l'activation. Mais c'est très irrégulier comme travail et certainement moins performant. Mais j'accepte ce compromis pour maintenir mes activités à flots, assurer le minimum au moins et je compense après quand je vais mieux. Ça fait une carrière un peu en dents de scie comme on dit mais je préfère ça à un arrêt de travail et j'ai un travail qui me permet cette flexibilité alors j'en profite. Mais bon, quand il faut arrêter il le faut, les épisodes les plus sévères m'ont obligée à des arrêts ponctuels.

Les grossesses ont toujours été pour moi des périodes d'activation mais heureuse, je me suis sentie mieux dans ma vie enceinte que dans n'importe quel autre temps. Ça explique peut-être pourquoi j'ai eu 4 grossesses rapprochées... Sans angoisser, il faut surveiller l'après grossesse parce que les changements hormonaux jouent sur les humeurs.

Fais-tu du sport? C'est mon moyen numéro 1 pour gérer la suractivation motrice et mentale en plus du travail. C'est peut-être à cause des endorphines, je sais pas trop, mais l'effet calmant est pas mal plus efficace que tous les meds que j'ai essayés....

Bonne chance!
DemiLiard
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Re: hypomanie - hyperthimie

Message par DemiLiard »

Wow, c'est bien dit.
Elle_36
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Re: hypomanie - hyperthimie

Message par Elle_36 »

Merci Blonde bleue!

C'est vrai qu'à la longue on doit moins s'inquiéter avec les symptômes. C'est juste qu'en arrêtant le médicament je suis craintive d'être "contrariée" et d'avoir une vague forte d'envie suicidaire. Comme tout va bien et que ma vie est maintenant mieux gérée, j'imagine que je m'inquiète pour rien. Félicitations pour tes 4 enfants! Le psychiatre a l'air à vouloir me faire renoncer à l'allaitement par peur de d'un BB blues et il croit que mon sommeil, qui sera perturbé, pourrait déclencher une phase depressive.

Vivons le moment présent et présentement tout va bien!

Bonne journée!
DemiLiard
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Re: hypomanie - hyperthimie

Message par DemiLiard »

Blonde BLeue, tu as 4 emfmats toit va bien, tuades les en modération et tu ne te consid;re as en rémission pcq tu n'aimes pas le terme&
blondebleue
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Re: hypomanie - hyperthimie

Message par blondebleue »

Demi, je préfère le terme stable.

Elle, les après-grossesse ont été mes premiers signes de dépression à l'âge adulte. Je comprends l'inquiétude de ton médecin. Mais je comprends aussi ton hésitation à ne pas allaiter. C'est un beau moment à partager avec son bébé. Mes premiers signes de down arrivaient dans les 4-7 jours suivants la naissance, tu peux peut-être allaiter au moins les premiers jours? Ce premier lait est celui qui contient les substances les plus bénéfiques pour le systèmes immunitaires du bébé. Ce pourrait être un compromis...
Je n'étais pas sous médication à l'époque alors j'ai navigué ces postpartum comme j'ai pu. Je crois que j'aurais renoncé à l'allaitement à long terme si cela m'aurait évité des longs mois difficiles.

Mais tu as raison, profite du moment présent! Dès que je vais bien, j'ai toujours été portée à ne pas penser à ce qui pourrait aller mal. J'ai même souvent été convaincue que j'étais enfin stable pour longtemps! Bon ça n'a pas été le cas mais je ne regrette pas d'avoir fait du moment présent ma priorité. Il y aura bien le temps plus tard de gérer les cycles qui arriveront sans devoir aussi passer son temps stable à les anticiper!
DemiLiard
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Re: hypomanie - hyperthimie

Message par DemiLiard »

Blonde Bleue, je tiens à t'applaudir, sans ironie. Braavo et merco d"êter ici.
blondebleue
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Re: hypomanie - hyperthimie

Message par blondebleue »

Blondebleue bows gracefully :lol:

Mais c'est juste parce que je suis dingue des bébés. Je suis tombée "amoureuse" de chacun des miens à leur naissance.
Je souhaite à Elle et toutes les jeunes mamans bipo la même chose!
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