Mes hauts et mes bas en long et en large + une psychose

(maniaco-dépression)
Manicpanic83
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Mes hauts et mes bas en long et en large + une psychose

Message par Manicpanic83 »

.....
Modifié en dernier par Manicpanic83 le 10 mai 2015, 08:40, modifié 1 fois.
La Coureuse
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Re: Mes hauts et mes bas en long et en large + une psychose

Message par La Coureuse »

Salut! Merci pour le témoignage. C'est pas facile à dire tout ca, non? Je ne te connais pas et déjà je peux te dire que tu n'es ni moche ni stupide. Tu as une maladie, comme nous :) Ca nous rend vulnérable mais pas stupide. Tu sembles vivre un moment très difficile... Les down, c'est comme les high, c'est intense! Pour ta fille, elle réagit comme une enfant, elle dit qu'elle ne t'aime pas mais je suis sûre que ce n'est pas ça qu'elle veut dire... Tu es là et c'est déjà beaucoup plus que bien des parents qui n'ont aucun problème de santé!

J'ai eu mon diagnostic l'an passé, en mars. Je suis encore en train de digérer ça... C'est tout nouveau pour moi de parler sur ce forum. Ça fait du bien de voir qu'on est pas tout seul. Je reviendrai bientôt raconter ma petite histoire qui sera aussi un peu longue à écrire ;)

Bon courage!!!
Manicpanic83
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Re: Mes hauts et mes bas en long et en large + une psychose

Message par Manicpanic83 »

Merci Zacharlotte11 et La Coureuse :D J'ai bien hâte de vous lire !
Manicpanic83
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Re: Mes hauts et mes bas en long et en large + une psychose

Message par Manicpanic83 »

Merci zacharlotte11 d'avoir partagé ton histoire. Je trouve qu'elle ressemble à la mienne. Moi aussi, j'ai été dans un état psychotique lorsque j'étais en France. Mon copain qui était dans la Marine nationale française était parti en mer pour plusieurs mois et moi j'étais seule dans notre appartement, dans une ville où je ne connaissais pratiquement personne et loin de ma famille. J'ai appelé une de mes amies à Montréal alors que j'étais en plein délire et elle a bien failli appeler mes parents pour qu'on vienne me chercher en France. Heureusement, je suis redescendu un peu sur Terre ensuite (après quelques bonnes nuits de sommeil). Pour moi c'est presque automatique, si je dors mal et très peu pendant plusieurs jours... je commence à délirer complètement. Je dois, par exemple, faire très attention à ma consommation de café (mais je ne peux m'empêcher d'en boire au moins deux par jour). Quand je suis tombée enceinte, on ne m'avait pas encore diagnostiquée donc je ne prenais pas de médication et j'ai pu allaiter ma fille durant les cinq premiers mois. Je peux te dire que l'allaitement a été très exigeant pour moi. Ma fille tétait assez intensément donc ça ne prenait pas beaucoup de temps (genre maximum 40 minutes et souvent ce n'était que 20 minutes par tétée) par contre, elle demandait le sein aux deux heures. Ce qui m'empêchait de bien dormir et de récupérer. Au bout d'un moment, j'ai craqué et j'ai commencé une psychose.

Pour moi aussi, l'adaptation a été difficile quand je suis partie vivre en France. On a beau parler la même langue, c'est quand même une culture très différente. De plus, j'ai eu beaucoup de difficultés à renouveler mon visa après la première année, donc j'ai passé plusieurs moi sans avoir le droit de travailler et ne pouvant pas demander d'aide financière. Mes parents et mon copain m'ont beaucoup aidé durant cette période, heureusement. J'ai aussi eu la chance de tomber sur des propriétaires qui acceptaient des retards de paiement pour le loyer et qui comprenaient très bien ma situation. Étant extrêmement angoissée de nature, je l'étais encore plus en ne sachant pas comment j'allais faire pour manger la semaine suivante et n'ayant pas l'argent pour me payer un billet de retour. Je me sentais littéralement coincée et à bien y penser c'est à ce moment que j'ai vraiment commencé à délirer.

Dans quel pays étais-tu ? Si en plus tu ne parlais pas la langue ça devait être vraiment difficile. Pour ma part, je ne travaille pas encore...Ma phobie sociale paralyse beaucoup ma vie professionnelle. J'ai surtout de l'expérience dans le service à la clientèle, donc pour moi, c'est complètement inconcevable de travailler avec le public en ce moment. De plus je n'ai que deux DEC pré universitaires (n'ayant pas compléter de licence en France). On ne peut pas vraiment faire grand-chose avec que des pré universitaires... à part aller à l'Université... Je n'ai donc aucun domaine d'expertise et ça me déprime de me dire que je peux pas vraiment espérer mieux comme emploi qu'un emploi comme serveuse ou caissière. Ce n'est pas que je dénigre ce genre d'emplois, mais ça ne me convient pas du tout. Présentement, je regarde les programmes à distance de l'Université Laval en espérant trouver quelque chose qui me plait et qui a des débouchés et que je peux faire à partir de la maison. Je vois aussi une conseillère en orientation et parfois j'ai honte d'être encore à ce stade à mon âge. Je ne suis pas plus avancée que lorsque j'avais 16 ans.

Avec ma fille, j'essaie d'être la meilleure mère possible. Moi aussi j'ai peur qu'elle hérite de cette maladie et j'ai peur de retomber dans une psychose et de peut-être lui faire du mal. On ne sait jamais... durant ma dernière psychose je voulais la protéger, mais je ne sais pas... peut-être que durant une prochaine psychose je pourrais la prendre pour l'Antéchrist et lui faire du mal... En tout cas, je veux tout faire pour éviter qu'une autre psychose ne se produise. C'est pourquoi même si je déteste ce que la médication a fait de moi... je n'oserais pas arrêter de la prendre.

Encore une fois merci d'avoir partagé ton expérience et n'hésite pas si tu veux me contacter en privé, ça me ferait plaisir de te répondre.
Jue2015
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Re: Mes hauts et mes bas en long et en large + une psychose

Message par Jue2015 »

Merci Manicpanique et Zacharlotte11 pour vos témoignages, je les ai lu avec intérêts,
Ça m'aide a comprendre un peu plus mes pensées et agissements, je comprend que la tête est une chose complexe.....
De mon côté je ne crois pas etre bipolaire de type 1, je n'ai pas eu de phase de psychose et hospitalisation. Le médecin généraliste m'a diagnostiquer TAG + humeur dépressive, je m'auto analyse depuis ce temps et je me rend compte que je traîne mes symptomes plus ou moins intense depuis ma jeunesse, jai maintenant 38 ans !

Je suis une personne négative, très irritable, je ne profite pas de la vie, que je ne m'occupe pas de moi, les autres sont prioritaire.....jai toujours été ainsi, au secondaire quand j'avais un chum, il était ma priorité, je ne vivais que pour lui....échec scolaire, perte d'amies, aucun passe temps, mais j'avais un emploi ! J'ai toujours été tres contrôlante pour contrôler la vie des autres mais aucun contrôle sur la mienne. Depuis ce temps jai traîner tout ça, jai un conjoint tres patient qui me dit depuis 14 ans que jai peut être un problème, pffffff !!! Quoi moi un problème !!!!
je ne vois rien de mes actions négatives, je suis toujours en "criss", en criss de faire la vaiselle, en criss de faire l'épicerie, en criss de faire a manger, en criss quand quel qu'un me parle, en criss que quel qu'un s'occupe de moi, en criss, en criss, en criss !

Le pire la dedans cest que je ne m'en rend pas compte.....
La prise d'antidépresseurs, c'est difficile, jai commencer il y a 2 mois car il y a eu beaucoup d'évènements il y a 2 ans dans la famille de mon conjoint, pour mon conjoint et pour ma fille, mon pere et ma mère. J'ai fais des crises de paniques au travail, en auto,au restaurant, étourdissement, vertige, mal de coeur, peur de mourir....et fatiguer, fatiguer , je traine cette fatigue depuis longtemps et je passe mon temps a me plaindre de cette fatigue à mes amies , mon chum et ma mère qui a chaque fois que je la vois me rappel a quel point jai lair fatiguer.....a bout ! Mes relations sont au minimum, pas de sorti, je ne veux voir personnes, pas envie trop fatiguer. Mon chum et ma fille marchent sur des oeufs, dun coups que je sauterai une coche...je ne suis pas vivable !

Le doc me met en arrêt de travail, déjà 2 mois que je suis en arrêt et que je prend des anti dépresseurs. Ces anti dépresseurs , ouf ca et pas facile, on connaît pas mal tous les effets secondaires de ces tites pilules....pour les effets positifs, de mon côté, il me font rendre compte, apres mes sautages de coches que je réagis a chaques situations d'une intensité elever pour aucunes raisons, mes sautages de coches sont automatique, je ne réfléchis pas sur le moment, les emotions s'emparent de moi et paf, sur une échelle de 10, qui est le maximum, je suis à 10 .... Apres ma crisse, je me rend compte que jai été excessive dans ma réaction et la culpabilité sempare de moi, j'ai fais de la peine, jai blesser psychologiquement, les dommages de ma reaction excessive et collatéraux . Malheureusement, ma fille, mon chum et ma mère en paient le prix.....
Au moin ce que je me dit, cest que maintenant je suis capable de le voir, après, mais au moin je le vois ! Je commence aujourd'hui une thérapie avec une psychologue, je veux des trucs pour être capable de réfléchir avant, ne pas laisser mes émotions me diriger tout le temps !

Manicpanic83 :en ce qui concerne l'amour que ta fille a pour toi, je suis certaine qu'elle t'aime, ce que je peux te dire avec le recul cest que les enfants sentent la vulnérabilité et s'en serve . Ta fille ta dit qu'elle ne t'aimait pas, je sais c'est difficile, mais si tu réagis a ses paroles elle s'en servira encore, malheureusement avec les enfants il faut être plus futé qu'eux et leur montrer de l'indifférence a leur paroles blessantes ! En plus surtout, les petite fille idéalise leur papa, complexe d'eodipe ! Et conge tenu que je crois etre ton cas et le mien cest que les papas semblent plus en contrôle de leur émotions, donc moin intense. Pour ce qui est de la garderie, il ne faut surtout pas ce sentir coupable de les envoyer meme si on est a la maison, apres tout , tu es malade, si tu avais une autre maladie ça serait correct !?!?! Alors pour cette maladie aussi cest correct.

Alors voilà , je travaille sur moi
Je vous en souhaite autant !
Merci de m'avoir lu !
Manicpanic83
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Re: Mes hauts et mes bas en long et en large + une psychose

Message par Manicpanic83 »

Merci Jue2015,

Je comprends que ça ne doit pas être facile de vivre ainsi, de vivre toujours en "criss" comme tu le dis si bien. Je connais bien ce sentiment pour l'avoir ressenti durant l'adolescence et le début de la vingtaine. Je traînais une sorte de rage. J'ai eu une crise d'adolescence É-POU-VAN-TA-BLE et je ne voudrais pour rien au monde avoir à subir la même chose quand ma fille sera plus grande. Je sens beaucoup de révolte dans ce que tu écris. Ressens-tu beaucoup d'insatisfaction quand tu penses à ta vie ?

Tu as aussi raison, je ne me sentirais probablement moins coupable d'envoyer ma fille à la garderie si j'avais eu une autre maladie. Pour ce qui est de ma fille, je suis d'accord sur le fait que c'est probablement le complexe d'Oedipe. Ah... maudit Freud ! ;)
La Coureuse
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Re: Mes hauts et mes bas en long et en large + une psychose

Message par La Coureuse »

Zut!!! J'ai passé une heure à écrire ma petite histoire et j'ai tout perdu :shock:
Pour les enfants, je suis d'accord avec Jue! Sans le faire consciemment, ils cherchent à nous faire réagir, en bien ou en mal... MA fille m'a boudé après mon hospitalisation, mon grand a fait le grand, mais au fond, les deux étaient bouleversés. Je me sens coupable moi aussi pour ce que je leur ai fait subir et je m'inquiète moi aussi. S'ils étaient bipolaires? Mais ils pourraient avoir le cancer aussi, non?

Quand je vois qu'ils se sentent mal (en me disant entre autres des choses pas gentilles), ma tactique est :
je les prends dans mes bras et je leur dis que je les aime. Comme ca, ils savent ce que moi, je pense d'eux, et l'amour d'une maman, il n'y a qu'une maman pour le donner ;)
La Coureuse
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Re: Mes hauts et mes bas en long et en large + une psychose

Message par La Coureuse »

Salut!

C'est plate que la médication ne vous fasse pas... Pour moi, ca a vraiment aidé. Je suis aussi énervée qu'avant, mais je suis plus capable de prendre du recul quand il arrive quelque chose qui ne me plait pas. Moins d'humeur en dents de scie.

Je pense aussi qu'une partie de ce qu'on a été pendant le high - avant le bout de psychose - c'est nous. Un nous plus fort, plus intense, plus sûr d'elle, mais nous quand même. Les qualités de base restent, non? On peut pas être intelligent à un moment et à arrêter de l'être? En tout cas, il me semble. C'est quand le côté émotion prend toute la place, on perd le sens critique et si ca dure, et bien paf! Psychose. C'est ce qui m'est arrivé du moins.

Ma «folie» de l'an passé m'a montré une partie de moi-même que je ne connaissais pas. Ca m'a fait grandir. Ca m'a surtout montré qu'il faut tout faire pour ne pas retourner dans la psychose! Ca m'a fait très peur. Ca a duré plusieurs mois pour moi... De fin décembre à fin mai. C'est certain que je garde de l'anxiété, de la culpabilité et de la honte, mais je ne voudrais pas retourner en arrière. J'essaie maintenant d'harmoniser mon côté rationnel et sensé avec mon côté foufou et super émotif.

Pour ce qui est de ma petite histoire... Je dois commencer par vous dire que je suis diabétique type 1 depuis l'enfance. Traitement par injections/pompe à insuline depuis que j'ai 7 ans. C'est une maladie qui demande du contrôle constant : calcul des glucides pour tout tout tout ce que je mange, tout le temps, avec nécessité de faire de l'exercice et médication à ajuster au quotidien. Tout un contrat, je vous le jure! J'ai aussi une autre maladie auto-immune. De mes 3 maladies, c'est la moins pire : prise de pilule pour remplacer les hormones produites par la thyroïde. La mienne est capout!

Donc, j'ai été obligée depuis mon jeune âge à me discipliner. J'ai assez bien réussi. J'ai eu des hauts et des bas plus jeune, mais ca c'est toujours placé. J'attribuais aussi mes sautes d'humeur au diabète, car ca a des effets comme ca. C'est après mes grossesses que j'ai eu mes premiers hauts marqués : magasinage compulsif, comportement super exubérant, quelques niaiseries et trucs dangereux, mais rien de trop grave. Assez toutefois pour que mon entourage me le dise. High à la fin été début automne. Down pendant l'hiver, en premier quand ma petite fille, la 2e de la famille était bébé. Avec le diabète, ca été l'enfer aussi. Je manquais faire le coma 5-6 fois semaine, mais ca a finit par passé et ces phases down ont passé inaperçues... Disons que j'ai le tour pour avoir l'air en contrôle et faire comme si de rien n'était. C'est à mon retour au travail que ca s'est vraiment gâté. Grosse déprime hivernale, avec envie de tout arrêter. J'ai eu le courage d'en parler à mon chum et on a convenu que je devais consulter une psychiatre. Ma mère a eu plusieurs dépressions dans sa vie et j'ai un oncle bipolaire, donc avec ces antécédents familiaux, j'ai pas pris de chance! Mais comme c'était pas certain que c'était la bipolarité, j'ai refusé la médication le temps de voir si j'aurai d'autres épisodes high/down. Ca, c'était au début de l'hiver 2014. Comme je m'attendais à un down, mais que j'avais full énergie, je me suis dit, tiens, c'était juste des mauvais moments... Alors, j'ai commencé à déraper. J'avais beaucoup beaucoup d'énergie : plein de projets au travail, full entraînement, projets avec la famille, tout allait super bien. SAuf que j'ai imaginé que je n'étais plus amoureuse de mon chum, mais plutôt d'un gars du secondaire que j'avais revu en décembre (n'importe quoi, j'aime mon chum, on est ensemble depuis 15 ans maintenant). J'ai perdu le contrôle à partir de là.

Puis, tranquillement, j'ai commencé à penser que lui et moi on avait des pouvoirs surnaturels, qu'il y aurait fusion entre deux univers et qu'on pourrait changer de corps. Bref, la dérive totale. J'ai été hospitalisée en mars parce que je n'avais pas dormi depuis plusieurs jours et que je n'étais plus là du tout. LE retour sur terre a été pénible et court, car une fois sortie, j'ai fait semblant de vite me rétablie. J'ai berné tout le monde, mon doc, ma famille, mes amis...alors la psy a coupé le Zyprexa et paf! Je suis repartie en psychose pendant tout le mois d'avril et mai. Je voulais quitter mon chum, déménager en ville (je déteste la ville), écrire toute la nuit... Il a fallu que je ne dorme pas pendant 4 jours pour comprendre que je devais retourner à l'hôpital. SAviez-vous que le corps, dépassé 36 heures sans sommeil, sombre automatiquement dans un état de psychose? Alors, normal que j'aie complètement déraillé!!! Ma 2e hospitalisation m'a vraiment fait peur, j'ai failli tout perdre... Le retour sur terre a été long et fastidieux. Plus question que ca m'arrive encore! C'est pour ca que je prends la médication, pour ne plus retourner dans cet état là. Et c'est comme l'insuline pour le diabète, sans ca, je peux pas fonctionner correctement.
Depuis Noël, je me sens mieux, j'accepte mieux mon état et j'essaie de faire la paix avec la bipolarité. Et je viens même sur les forums pour partager et échanger avec d'autres personnes comme moi. ;)
Manicpanic83
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Re: Mes hauts et mes bas en long et en large + une psychose

Message par Manicpanic83 »

Merci La Coureuse ! Ça fait plaisir de te lire. Ouf, avec le diabète de type 1 et un problème de thyroïde ça ne doit pas être facile à gérer au quotidien. Pour ma part, on me surveille pour ne pas que je développe un diabète de type 2 à cause de mon surplus de poids et j'ai fait du diabète de grossesse, mais probablement rien comparé à ce que tu dois vivre depuis que tu as 7 ans. Tu as raison, je ne crois pas non plus que l'on puisse être brillant en état de manie et devenir stupide plus tard. Par contre, comme me l'expliquais mon psychiatre, les antipsychotiques diminuent la créativité car les délires pourraient, d'un certain sens, être vus comme un trop plein de créativité qu'il faut contrôler. Ce que je trouve difficile après une psychose, c'est de recommencer à faire confiance en son jugement. Je me souviens qu'après ma psychose, je doutais terriblement de moi. Par exemple, choisir comment habiller la petite pour sortir était très difficile, je ne savais pas si je l'habillais suffisamment. Aurait-elle trop chaud ? Trop froid ? Je ne savais pas, j'étais COMPLÈTEMENT perdue, je ne savais vraiment pas quoi faire . Souvent, je laissais mon mari décider car moi je ne me faisais pas confiance. Je me reposais énormément sur mon mari "Est-ce que c'est correct si je fais ça comme ça ?", "Qu'est-ce que tu ferais, toi ?", "Comment veux-tu qu'on fasse ?", "Peux-tu le faire, toi ?", etc, etc. J'étais devenue incapable de toute initiative. Et je me sentais nulle, vraiment nulle. Maintenant, je vais mieux. Le psy a vraiment diminué mon antipsychotique et ajouté le Wellbutrin. Bon, vu que j'ai une faible dose d'antipsychotique maintenant, je dois faire très attention et bien surveiller mon humeur. Si je sens que je remonte trop haut, vite je dois le contacter et on augmentera ma dose.

Merci encore La Coureuse, n'hésite pas à ma contacter en privé si tu veux discuter.
sky
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Re: Mes hauts et mes bas en long et en large + une psychose

Message par sky »

Salut manicpanic
Ton témoignage est pas mal pareil j'aurais pu faire un copier collé
psychose, poids etc
Je te souhaites d'être bien comme je me le souhaite aussi
La maladie est un avertissement qui nous est donné pour nous rappeler à l'essentiel.
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