question pour les suicidaires.

Dépression majeure - Dépression saisonnière - Dépression post-partum - Dysthymie
cachou
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Enregistré le : 20 avr. 2010, 09:58
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Re: question pour les suicidaires.

Message par cachou »

J'aime bien la question aussi, je trouve ca interessant ... J'ai pas lu toute les réponses parce que mon fils a besoin d'attention et que je voulais prendre le temps de répondre a mon tour ...

De mon coté, depuis que je suis ado, l'envi de mourrir est omniprésente ... J'ai pris des anti dépresseur une fois mais j'ai pas ressentie de différence et j'avais pas envi de retourner voir le même medecin qui n'avait pas pentoute l'air de me prendre au sérieux, pas plus que la psychiatre que j'avais vu a ce moment la qui avait l'air de me trouvé ben drôle aussi ... alors j'ai décidé de faire comme j'avais fais les 10années d'avant, m'arranger avec moi même ...

Alors voila ... Au début, c'était un questionnement, qu'est-ce qui fait que le déclic va se faire et que la la, j'en ai vrm assez ... J'essayais de trouver la réponse et comme je savais jamias vraiment si j'étais vrm a bout ou pas même si l'envi était de plus en plus présente, je m'endurais et ça finissait par se tasser, même si ca revenait tjr ...

Quand j'ai eu mon chat, je l'ai aimé comme un fils et je m'accrochais a lui, j'étais tout comme tu dis, la seule qui pouvait en prendre soin et je me voyais pas le laissé tombé et le voir finir ds une cage ... Par contre j'ai fini par rencontré un gars qui aimait bcp mon chat, qui est devenu mon chum avec le temps, j'ai fini par me dire qui pourrait en prendre soin ...
Mais comme il voyait bien que j'allais assez ordinaire et que la mort était omniprésente dans ma tête ...a ce moment la je m'automutilais fréquament et je consommais de l'alcool comme d'autre boivent du café ... Il m'a alors mis au pied du mur en me disant qu'il avait pas besoin de qqn comme moi ... L'amour que je lui portias a pris le dessous, pourquoi le faire souffrir ...il m'a rien fait lui ...

Avec lui j'ai eu mon premier fils il y a 3ans et demi de ca et chaque fois que l'envi deviens très tres forte, je me dis que je peux pas le laissé tombé... surtout qu'au début son père s'en occupait pas alors il avait vrm que moi ...

Je me suis séparée, j'ai rencontré un autre homme avec qui j'ai eu un second fils qui a 5mois ... et pour lui aussi je m'accroche fort ...et même si lui a un père qui saurait s'en occupé et que je me dis parfois a l'age qu'il a il saurait très bien vivre sans moi , je me dis que grandir en sachant que sa mère s'est enlever la vie, autant pour lui que pour mon grand, ça risque de finir par leur donner envi de faire pareil et je veux pas ça pour eux ...

Mais un truc que j'ai découvert aussi a travers ça, quand l'envi devient très très forte, c'est de me fixé une date ...et de m'organisé pour passé un beau moment ce jour la... une sortie entre amie, un petit moment en famille... une balade toute seule qui me fait sourire ...et la, je me dis "ben c'est vraie qu'au fond, ya dautre beau moment qui m'attende !"
Vivre au jour le jour, apprendre du passé pour profiter du présent et rêver du futur...
ardens
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Re: question pour les suicidaires.

Message par ardens »

Salut Cachou, je t'ai lu et je vais te dire ce que j'en pense. Mais c'est simplement mon avis.

Ce que je pense c'est que tu devrais retourner voir un médecin et lui parler ce que tu ressent. Je te comprends quand tu parles de ne pas été comprise la première fois que tu as consulté. Mais je pense que ce n'est pas sain de vivre avec ces pensées, pour toi en premier, pour tes enfants et pour ton chum. Tu as la chance d'avoir des personnes qui t'aime. Je pense que ça vaut la peine d'essayer de reprendre des médicaments et te faire suivre par un psy. Je pense aussi que la vie serait plus facile et plus belle pour toi.
Tu semble être quelqu'un de solide et avec ta volonté tu peux t'en sortir.
Bonne chance.
feemystere
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Re: question pour les suicidaires.

Message par feemystere »

Je veux mourir, j'y pense tous les jours depuis des mois et encore plus souvent ces temps-ci. Émotionnellement et rationnellement, j'entends par là autant quand je suis en crise (évidemment) et quand je suis «stable», c'est ce à quoi j'aspire. Je ne vois pas d'autre issue.

Moi aussi avant je me retenais, j'essayais de me convaincre pour ma famille, pour mes amies aussi. Mais tout est différent maintenant. Je pense que cette décision me revient de droit et qu'il faut vivre avant tout pour soi-même. Quand on est pas capable, bien il y a un problème. En tka, moi vivre pour autrui ne me fait pas sentir mieux, ma vie est autant un calvaire,dénuée de sens, inutile complètement. Je suis seule et ressens cette solitude peu importe qui je côtoie.

Survivre n'a rien de valorisant, c'est même ignoble dans de telles conditions. Inhumain, égoiste. C'est manquer de respect à l'humanité, à soi-même, aux autres. Surtout à son corps, son âme pour ceux qui y croient. La vie est tellement PLUS que ça. C'est facile pour quelqu'un qui va bien de dire «accroche-toi, le suicide n'est pas la solution....» patati patata. Ils ne savent pas de quoi a l'air le quotidien. À quoi bon si c'est pour vivre comme un robot, un pantin, un zombie??? Quand rien ne t'anime, te donne le GOÛT de VIVRE.

Bon je dois y aller. Un sincère BRAVO à tous ceux qui se lèvent le matin et se couchent le soir en ayant gouté au bonheur, avec de petites ou grandes victoires. xx
«Une VRAIE RÉUSSITE inclut aussi la santé, l’énergie, l’amour de la vie, l’harmonie des relations, la liberté de créer, la stabilité émotionnelle et psychologique, le bien-être et la paix de l’esprit.»
Bibine
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Re: question pour les suicidaires.

Message par Bibine »

Allô!

Quand j'ai lu:

"C'est facile pour quelqu'un qui va bien de dire «accroche-toi, le suicide n'est pas la solution....» patati patata. Ils ne savent pas de quoi a l'air le quotidien."

Je me suis dit:

Mais je sais de quoi elles parlent! Moi aussi j'ai passé plus de la moitié de ma vie à pencher vers cet abîme, à me dire à quoi bon, à me dire que j'étais seule et que je n'avais pas la force pour m'en sortir. Moi aussi, ça me faisait chier d'entendre les petits proverbes cute et les trucs genre botte-toi le cul ou ci ou ça.

Moi aussi je ne comprenais plus le sens de quoi que ce soit, moi aussi je n'avais plus d'énergie, je ne me souvenais même pas de comment on sent quand on est heureux. Mon cou tellement courbé ne pouvait se redresser pour lever la tête et regarder à l'horizon. Je regardais par terre, les épaules lourdes et le pas pesant.

Je sentais qu'il y avait plus mais j'étais incapable de l'atteindre. Je me disais que le bonheur c'était un mensonge auquel les autres croyaient.

Je veux simplement vous dire que je sais ce quoi a l'air ce quotidien de désespoir profond, je connais cette douleur innomable que peut devenir simplement le fait d'être en vie. Je connais cette envie envers les morts, je connais cette honte de me dire "je suis lâche parce que je ne l'ai pas encore fait".

Mais je suis encore là pour pouvoir écrire cela aujourd'hui, et j'y ai mis tous les verbes au passé. Parce que oui, ça a fini par passer.
Si moi je l'ai fait, vous pouvez le faire aussi j'en suis profondément convaincue.

Je ne suis pas différente de vous, je suis comme vous et je vous comprends très bien quand vous parlez de suicide.
C'est pas parce que je vais bien aujourd'hui que j'ai nécesairement oublié c'est quoi survivre avec cette souffrance indescriptible.

Je voulais simplement vous dire cela. ;)
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