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Re: Bulle

Posté : 20 nov. 2019, 00:32
par 1Furtif
Demain sera comme hier comme aujourd'hui.

Re: Bulle

Posté : 25 nov. 2019, 01:02
par 1Furtif
Plus le temps avance plus je vois l'image du suicide être clair.
Plus les liens se font et se défont plus la ficelle de la vie s'effrite.
Plus les éclats de lumière se font voir dans la nuit plus l'obscur me fait peur.
Plus la rareté de la chaleur humaine se fait ressentir, plus la froideur gagne mon corps.
Plus le temps avance plus le suicide n'est pas un rêve mais une réalité.

Re: Bulle

Posté : 25 nov. 2019, 13:20
par Revivre
Bonjour 1Furtif,

Les lignes de ton poèmes semblent laisser place à une réalité souffrante, difficile. Des mots reliés à une certaine solitude semblent prendre place pour toi lorsque tu nommes que l'absence de chaleur humaine te touche particulièrement.

Tu as bien fait de laisser sortir ta souffrance, car cela permet aussi de parler de l'intensité de ce que tu vis. C'est important, dans ces moments, 1Furtif, de ne pas rester seul. De poursuivre cette recherche de soutien.

Il y a probablement des moments ou cette souffrance a aussi pris place dans ta vie, et ta présence sur ce forum démontre que tu as réussi à la surmonter. C'est souffrant, mais temporaire. C'est un signe qu'il est temps d'aller chercher les pointes d'espoir dans les petites choses; une réponse à un message, une routine oubliée, un appel dans un centre de crise. Qu'est-ce qui avait aidé par le passé? Il y a aussi de fortes chances que ça été mis de côté.

Si le suicide devient une idée plutôt qu'une idéation, c'est important de le nommer, de l'exprimer de le dire au bon endroit pour assurer que les actions que tu mets en place ne soient pas dans un moment de fatigue. La souffrance influence les perceptions, celles que tu as maintenant sont biaisées. La lumière existe, tiens bon.

Voici le numéro à garder sous la main:

1-866-APPELLE (738-4873)

Réactiver du soutien reçu par le passé (médecin, organismes, psychologue, groupe de soutien) même si le coeur a de la misère à briser l'isolement au début. Revivre nous sommes aussi présents via courriel (revivre@revivre.org) téléphone (1-866-REVIVRE) ou encore via nos groupes de soutien si tu es à Montréal (voir siteweb de Revivre).

Nous pouvons aussi te référer à d'autres organismes proche de chez toi. Ce sont des exemples de ce qui existe, tu n'es pas seul.

Tiens bon,
Contacte-nous ou dis oui à l'aide tendue.

Christine
Intervenante

Re: Bulle

Posté : 26 nov. 2019, 01:27
par 1Furtif
Bonjour Christine,

Merci pour votre message.

Je suis suivi par un psychologue depuis maintenant 13 ans. Je le vois demain, mardi, soit plus tôt que d'habitude. Je le vois une fois par mois, mais comme je vais très mal je le vois deux semaines à l'avance.

Même si je suis entouré, je me sens seul. Cela à toujours été le cas. Il me manque un soutien que je n'ai jamais eu.

Je n'ai pas surmonté cette souffrance. Je traîne cette souffrance en sourdine que personne ne voit ni comprend ou ne veut comprendre car il n'y a pas de solution ou que cela dérange.

Cette souffrance n'est pas temporaire, elle est étouffée pour resurgir de nouveau. Mon psychologue s'y attendait et moi aussi. Il n'y a pas de surprise. Il n'y a pas d'espoir. J'ai perdu cet espoir à la mi-octobre. Le seul espoir, la seule bonne nouvelle que je puisse avoir présentement est d'apprendre que j'ai une maladie incurable et que je mourrai bientôt. Là je serai heureux de pouvoir enfin partir. Je sais ce qui peut m'aider. Mon psychologue aussi le sait. Cela n'a pas été mis de côté. Cette aide ne m'a jamais été donné. Cette aide est hors de mon contrôle. Cela ne s'achète pas. Cela ne se demande pas. Cela se donne par une personne spéciale à mes yeux. Mais cette personne n'existe pas ou est introuvable ou m'a été enlevée.

Il n' y a aucun bon endroit où dire le suicide. Ils demandent à ce que cela soit fait. J'ai souffert toute ma vie même si j'ai travaillé fort pour que cela n'arrive pas. L'environnement n'était pas et n'est pas propice, tel un destin fatal qui m'attendait ou m'attend toujours. La lumière n'existe pas. Il n'y a que de rares étoiles filantes qui passent dans la nuit.

Les médecins, organismes, psychiatres n'ont fait qu’aggraver mon état de santé. Leur prémisse est fausse. Le pire est qu'ils ne veulent rien savoir de ce qui s'est passé. Encore faut-il qu'ils soient compétents au public. Depuis 2010 que mon état de santé s'est aggravée à cause d'eux. Pas capable de comprendre que j'ai vécu les plus hauts stresseurs. Ils ne connaissent même pas l'échelle du stress. Il a fallu qu'ils m'ajoutent un stress immense de plus. Ils voulaient me ruiner pour m'obliger à retourner travailler dans cet endroit harcelant agressant. J'ai brisé et ils ne veulent pas prendre la responsabilité de leur incompétence, de leurs décisions et de leurs actions. Les psychiatres ne savent même pas ce qui se passe dans leur groupe d'aide. Les diagnostiques, les observations sont faits par des gens qui ne devraient pas le faire (T.S., infirmières). Alors NON !

Mon psychologue n'est que mon respirateur artificiel.

1Furtif

Re: Bulle

Posté : 05 janv. 2020, 01:31
par 1Furtif
C'était pénible aujourd'hui. Comme si ça ne l'était pas comme avant! Voir invivable. Je suis supposé être en congé maladie, en arrêt travail, en invalidité. Alors pourquoi je ne puis me reposer de tous ces problèmes, de ces malheurs qui continuent, pas comme les problèmes et malheurs habituels, à me briser en effroyables éclats.

J'aurais dû me douter qu'après la merveilleuse semaine avant le 13 octobre que tout partirait en désastre. Ça m'est déjà arrivé en 2002 alors que mes vacances étaient enfin reposantes et où j'avais retrouvé le goût de lire à nouveau. La fin de cette année était la mort. Le chiffre "2" est une malédiction pour moi. Cette année le sera aussi.

Je ne veux plus vivre. Je ne peux plus vivre cette vie. Ça ne vaut plus la peine. Il est trop tard.

Re: Bulle

Posté : 06 janv. 2020, 00:11
par 1Furtif
Allô VEL,

Le 13 octobre est le jour de mon anniversaire. C'était un dimanche. La semaine du lundi au vendredi, elle était là le lundi, le mercredi, le vendredi. C'était rare que cela arrive. Nous nous sommes regardés et souris mainte fois ces trois jour au gym. Je lui avait dit quelques semaines avant que je la voyais de plus en plus rarement. Sans le savoir elle m'a fait le plus beau cadeau qu'elle pouvait me faire. Sa présence et son sourire. Après tout a changé. Tout un volte face. Tout un revirement. Je n'existais pas autant qu'avant pour elle. Et depuis, tout s'écroule. Le gym a fermé ses portes le 31 décembre. Mon père qui va de plus en plus mal. Les problèmes financiers qui vont arriver. J'avais une assurance salaire, mais mon psychiatre du temps me l'a fait perdre en ne croyant pas que je suis malade. Ça fait plus de 10 ans de cela et je suis encore plus malade qu'avant à cause de ce stress inutile. Tout ça car il est un incompétent et un poltron.

En 2002, ma mère est décédée une semaine avant noël, soit le 18. J'ai vécu 6 ans d'harcèlement moral au travail tout en voyant ma mère mourir à petit feu du cancer. Mon collègue de travail PN m'avait appelé le jour de Noël pour m'inviter chez lui souper. Je lui ai dit que Noël c'est la famille. Et par la suite il m'a demandé si je pouvais être disponible pour faire le support informatique à sa place car il devait sortir avec sa copine et il ne pouvait être disponible pour répondre aux appels d'urgence. C'était ma semaine de vacances. Je venais de perdre ma mère. C'était Noël. J'étais en deuil. Je venais de vivre des mois, des semaines, des jours très pénibles et il ose me demander ça!!! J'étais en vacances au début du mois d'août. J'avais repris le goût de lire. Je trouvais l'été agréable et reposant. Une fois mes vacances terminées, tout a dégringolé. Ma mère devait aller à l'hôpital d'urgence à cause de sa maladie. Son oncologue avait quitté l'hôpital pour un autre car c'était mieux payé. Tous les autres oncologues ont quitté l'hôpital car il y avait conflit avec la direction. Ma mère s'est retrouvé sans oncologue. On a fait une demande pour transférer ma mère vers l'hôpital où se trouvait son dernier oncologue pour qu'il la reprenne. Mais ça avait été refusé car il y avait préséance pour les gens de la région de l'hôpital. Pendant que l'on nous disait qu'ils cherchaient à embaucher un nouvel oncologue, ma mère devait se faire amputer une jambe à cause de nécrose des orteils et qu'il y avait risque de gangrène. Je passais mes soirées à l'hôpital. Parfois, je terminais tard de travailler et j'allais directement à l'hôpital voir ma mère sans souper. J'arrivais tard à la maison. Je ne dormais qu'environ 4 heures par nuit pendant les 4 derniers mois de vie de ma mère. J'attrapais rhume, grippe par dessus rhume et grippe sans arrêt. Mon collègue PN, le même qui m'avait appelé le jour de Noël, se fâchait contrer moi car il devait être le seul à travailler le soir. Je lui ai dit que je devais aller à l'hôpital voir ma mère le soir et je lui ai fait savoir que pendant qu'il ne faisait absolument rien durant le jour, moi je travaillais pour répondre aux demandes des usagers informatiques que lui ne voulais rien savoir. Je devais donc travailler pour deux. En 2003, pendant que je vivais mon deuil, on ne me respectait pas non plus et même que le harcèlement s'est amplifié. Début 2004, je suis sorti avec une femme pendant trois mois et elle a attendu que j'ai des sentiments pour elle pour me dire qu'elle avait déjà quelqu'un dans sa vie. Donc, début avril, je me suis dit : Débrouillez-vous sans moi. Moi, je m'effondre..." Depuis ce temps je suis en arrêt travail. J'ai suivi des thérapies inappropriées. J'ai passé des entrevues pour changer d'employeur et j'avais des hallucinations, des attaques de panique, de la désorientation, etc. Et j'ai complètement brisé en septembre ou octobre 2010 à cause de la poursuite que j'ai fait contre l'assureur pour qu'il continu de payer mon assurance salaire. J'ai vécu tout ça, sans support d'une copine pour m'aider à passer au travers. Tout comme les soldats qui font des efforts pour survivre à la guerre pour rejoindre à nouveau leur bien-aimée. Voilà pourquoi je ne peux plus tenir le coup. Je n'ai pas cette armure affectif pour m'aider à passer au travers de cette vie inhumaine.

https://www.topsante.net/relation-amour ... qRmq9lRYms

Si j'avais du courage, je me serais suicidé. Là, tout ce que je fais, c'est d'être écroulé. Il n'y a rien de courageux à agoniser en attendant de mourir.

Re: Bulle

Posté : 06 janv. 2020, 23:34
par 1Furtif
Mon père vient de décédé. C'est moi qui l'ai trouvé décédé dans son lit aujourd'hui.

Re: Bulle

Posté : 07 janv. 2020, 00:48
par 1Furtif
Allô Vel,

Où trouver des ressources? Je ne sais pas. Je pensais trouver des ressources à l'hôpital, mais on m'a démoli avec leur prémisse "C'est ta faute".

Ce qui m'a aidé à tenir le coup? Le rêve. Mais concrètement, avoir une relation affective avec une femme. C'est tout ce qui m'a donné de l'énergie, de l'espoir, que tout ira mieux. Car tout ce qui était important était tous les deux, peut importe où et comment nous étions. Mon psychologue l'a constaté. Je reprenais vie au contact d'une femme.

Mon âge, je suis dans la zone à fort risque de suicide:

http://www.perceptions.svs.ulaval.ca/pr ... e-montreal

Je ne suis pas courageux. J'avais mes parents sur qui compter. La famille est très importante pour nous. Et j'encaisse les coups en espérant que le temps puisse me guérir. Mais là je suis trop blessé pour guérir. J'agonise. J'ai besoin d'aide réel. J'ai besoin qu'on me redonne mon assurance salaire pour survivre isolé. Exposé et un autre coup, je meurs.

Le plus dur est de trouver mon âme sœur. Une femme qui voudra partager sa vie avec moi et que j'aimerai aussi. Une relation en symbiose. Donc le plus dur à supporter est le manque d'affection. Le manque d'argent aussi car je ne peux plus aller travailler. Mes nerfs m'ont lâché suite à un stress énorme que mon psychiatre m'a fait subir et tous les autres aussi (experts, assureurs). De toute façon, lors de l'hallucination que j'ai eu lors de l'entrevue d'embauche, mon âme, mon esprit, mon inconscient ou mon subconscient, comme vous voulez l'appeler m'a montré mon avenir et ce dont j'ai besoin pour continuer à vivre. Il m'a montré aussi ce que je dois cesser de faire afin de ne pas mourir. Je n'ai pas de solution car c'est hors de mon contrôle. Je ne peux pas demander à une femme de m'aimer si elle ne m'aime pas, même si elle me plait et que je sentirai que je serai bien avec elle.

Digne? Combien sont indignes et continuent d'avancer debout même s'ils ne le méritent pas?

Re: Bulle

Posté : 08 janv. 2020, 01:20
par 1Furtif
Allô Vel,

Je n'ai pas eu de message de ta part aujourd'hui. Ça va?

Re: Bulle

Posté : 08 janv. 2020, 01:41
par 1Furtif
Je suis allé voir mon psychologue aujourd'hui. Ça diminue l'anxiété pour un bout de temps, mais ça revient vite une fois sorti du bureau. Je le revois la semaine prochaine. Mon travail d'ici là est de retourner m'entraîner au gym.

Je souffre beaucoup. Mon père me manque. Déjà que ma mère me manquait. Ils étaient mon filet de secours rien que par leur présence. Là, je me sens vulnérable aux prédateurs.

Ce sont les moments que je redoutais lorsque j'étais petit. J'ai déjà fait une forte anxiété alors que je n'allais pas encore à l'école pour situer mon âge. J'avais des idées d'une telle peur de perdre mes parents que je faisais de l'anxiété. Mon coeur battait fort, j'avais chaud, j'en tremblais. C'était le soir. J'étais dans ma chambre en me préparant pour aller dormir et je me souviens d'être allé en courant dans la chambre de mes parents. Mon père était là et était content de me voir en m'appelant par mon surnom.