Anxiété de performance

Trouble panique - Trouble d'anxiété généralisée - Trouble obsessionnel-compulsif - Phobie sociale - Trouble de stress post-traumatique - Phobie spécifique
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Ella2014
Messages : 212
Enregistré le : 28 janv. 2015, 18:35

Anxiété de performance

Message par Ella2014 »

Bonjour,

je suis une "overachiever" comme on dit en anglais, or, je fais beaucoup d'anxiété de performance et je ne sais pas comment y remedier. Des conseils?
sassandra
Messages : 447
Enregistré le : 19 sept. 2016, 10:30

Re: Anxiété de performance

Message par sassandra »

Bonjour,

ça tombe bien : j'avais une reflexion perso me concernant là dessus

j'appelle ça ( suite à une lecture) le virus P du perfectionnisme
qui colle un label imparfait à tout ce que je mets en oeuvre...

performances physiques dans le sport
performances dans la quantité de ce que je fais
performances dans la qualtié de ce que je fais
performances dans le sport, et en ajouter toujours un peu plus
performances dans mon apparence féminine : ça peut se décliner à l’infini...

Je suis bipolaire et il y a des moment ou vu mes baisses conséquentes d'énergie aucune performance n'est possible
J'essaie d'apprendre petit à petit à me dire
ok je suis qu'un pauvre humain
en plus je suis malade
la perfection n'est pas une valeur atteignable
Pose toi - et remets d'autres priorité (comme pour moi le fait de m'accepter telle que je suis
tout en faisant ce que je peux au mieux et comme je peux quand je le peux
et surtout de savoir me poser....)

C'est pas facile, ça demande également de savoir se remettre en question.

Je recherche même la performance dans mes activités de loisirs
ce qui quand ça arrive efface la notion de plaisir
alors ça devient débitle - alors je me remets en place comme je peux
Nath2727
Messages : 3439
Enregistré le : 12 juin 2015, 14:52
Localisation : Québec

Re: Anxiété de performance

Message par Nath2727 »

Salut Ella,

comme toi, je faisais beaucoup d'anxiété de performance avant... Avant de tomber dans ma dépression la plus grave.
Je voulais faire toujours plus: plus de sport, plus de sortie, plus de travail et mieux, plus de chose dans mes fins de semaine.
Bref, je courrais sans cesse, y compris après ma queue.

Puis, je suis devenue l'inverse: amorphe, plate... Le balancier s'était inversé.
Quand je suis enfin sortie de ma dépression, les médicaments stabilisateurs m'ont appris à ne plus jouer dans les extrêmes, à être plus calme et tranquille.
J'ai fait une bonne psychothérapie qui m'a montré la "Voie du milieu" comme disent les bouddhistes et à quel point cela peut être reposant et agréable.

Il faut t'enlever de l'esprit que tu ne peut être heureuse que dans les extrêmes, c'est faux mais quand on a toujours été comme ça, on pense le contraire et on a tort.
Il y a un livre très intéressant que j'ai lu, Imparfaits, libres et heureux, dont je n'ai plus l'auteur malheureusement que tu pourrais lire et qui démontre bien que le bonheur existe au-delà de cette perfection que l'on s'exige. La perfection n'existe pas, on ne peut que s'en rapprocher.

Et ce désir de bien faire, il part souvent de la peur de ne pas être aimé. Ça, c'est un autre dossier...
Le temps ne respecte rien de ce qui a été fait sans lui.
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