Fil d'Esquisse

Trouble panique - Trouble d'anxiété généralisée - Trouble obsessionnel-compulsif - Phobie sociale - Trouble de stress post-traumatique - Phobie spécifique
Répondre
Esquisse
Messages : 457
Enregistré le : 15 févr. 2010, 15:29

Re: Fil d'Esquisse

Message par Esquisse »

Bonjour johey,

Je ne comprends pas ta réaction, mais salutations quand même.
Esquisse
Messages : 457
Enregistré le : 15 févr. 2010, 15:29

Re: Fil d'Esquisse

Message par Esquisse »

Suite de mes réflexions.

En fait, je crois que je suis morte de trouille. Depuis quelques semaines, je crois que j'ai des reviviscences. Je ne sais pas trop comment les aborder, les travailler.

Le fait d'avoir engagé un tournant important, qui me rapproche de mes objectifs et de ce que j'aime, me bouscule à différents niveaux. Je me sens moins fonctionnelle que j'ai été. J'ai des peurs à la fois d'échouer et à fois de réussir. Et ces peurs, mêlées aux reviviscences, créent comme des batailles internes et il m'arrive de figer. Il y a sûrement moyen de défaire ce.s noeud.s. Je pense que lorsque je vais y arriver, cela va me faire gagner en espace intérieur et en fluidité. Mais pour le moment, c'est hyper inconfortable, par moments, cela fait mal.

J'ai besoin aussi de retrouver le plaisir simple d'être dans mes projets, d'avancer.

Je ne sais pas trop si c'est la place, mais j'ai besoin de sortir ce qui m'habite.
johey
Messages : 116
Enregistré le : 30 janv. 2020, 21:48

Re: Fil d'Esquisse

Message par johey »

Wow dans le sens que tes écrits trouvent ou génèrent de l'écho en moi. Beaucoup de choses se sont misent à vibrer à te lire.

Je parlerai ici de l'idée de terminer les livres ou les textes et pourquoi pas l'idée de terminer toutes choses...

Je fais de l'insomnie parce que je ne veux pas terminer mes journées, de peur que ce ne soit la dernière. J'ai aussi de la difficulté à m'endormir si je n'ai pas quelque chose de significatif qui m'attends au réveil. Je me permet de réagir à tes propos sans me censurer. Je me dis que de terminer les choses c'est comme une petite mort. Un micro deuil à faire. Je m'entoure de mille et un petits projets pour demeurer en mouvement. Tu sembles faire de même. Tu t'interroges sur plusieurs aspects de ton parcours et je fais aussi cette démarche. Écho.

La réécriture compulsive? C'est le mot profondeur qui me vient à l'esprit. La profondeur. Et aussi le polissage, la finition des choses, la définition des choses. Le chemin est sous nos pieds, la quête est de s'en rendre compte.

Nous sommes, je crois, des êtres en expansion. L'être est toujours en avance sur la conscience que nous avons de lui. Écrire, œuvrer, projeter: c'est lui donner l'occasion de se manifester dans le monde.

Wow devant ta démarche. :)
Esquisse
Messages : 457
Enregistré le : 15 févr. 2010, 15:29

Re: Fil d'Esquisse

Message par Esquisse »

Bonjour johey,

Je comprends mieux ton wow et trouve ta réflexion intéressante (merci de ne pas t'être censuré !)

En effet, terminer les choses peut ressembler à une petite mort. Ou en tout les cas, être ressenti comme tel. À y réfléchir, il y a tout de même une forme de continuité dans l'action de terminer quelque chose, de même que dans l'action d'entamer autre chose (dans ma tête je vois l'image de points de couture). Pour ma part, je crois que j'ai parfois des difficultés à garder la perspective d'ensemble. Ce qui fait que ne perçois pas toujours les points de couture comme le fruit d'un mouvement, comme étant reliés, un même fil en continu. Cette perception contribue possiblement à cette sensation de petite mort et son évitement. En somme, il m'apparaît important de fournir cet effort, de vivre plus souvent cette expérience de compléter un livre, une activité, un projet, etc. Pour que le sentiment de continuité à travers le mouvement s'imprime à l'intérieur. Du boulot en perspective.

Merci pour ta vision de la réécriture et la suite. C'est apaisant à lire. J'aime particulièrement cette phrase «Le chemin est sous nos pieds, la quête est de s'en rendre compte».

Tu écris aussi ?
Esquisse
Messages : 457
Enregistré le : 15 févr. 2010, 15:29

Re: Fil d'Esquisse

Message par Esquisse »

Ce soir je me sens plus apaisée. Ça faisait un moment que je n'avais pas ressenti un tel tourbillon. Il est bon d'en sortir !
Esquisse
Messages : 457
Enregistré le : 15 févr. 2010, 15:29

Re: Fil d'Esquisse

Message par Esquisse »

https://www.journaldemontreal.com/2020/ ... quipe-swat

Il s'agit du CHSLD où a résidé ma mère en 2018. Elle a depuis été relocalisée ailleurs, où "pour le moment" il ne semble pas y avoir de cas de covid...

Depuis un moment, je me demande si mes parents vont ressortir vivants de cette crise.

Mes parents sont dans la quatre-vingtaine. Je ne suis pas très proche de mes parents. Mais cela m'affecte quand même.

C'est une catastrophe ce qui se produit dans les CHSLD à l'heure actuelle. Certains parlent de génocide gériatrique...

J'éprouve d'énormes difficultés à communiquer avec mon père qui demeure dans une résidence autonome. Seule personne de mon enfance qui a encore la capacité de discuter (ma mère souffre d'alzheimer à un stade avancé et mon frère est décédé il y a 20 ans). J'avais partagé il me semble sur le forum quelques-unes des difficultés rencontrées ces dernières années avec lui. Peut-être même dans ce fil, je ne suis plus certaine et n'ai pas envie de relire.

Mon père a toujours eu un caractère difficile. Il y a deux ans, il a eu un accident de santé et il a fallu placer ma mère en urgence. Mon père avait fait suite à cet épisode du chantage au suicide et toutes sortes de folies du genre. Je n'avais pas les épaules pour recevoir toute sa souffrance, sa colère... Mon père a toujours eu du mal à gérer ses émotions et j'ai beaucoup trop souvent écopée... J'avais tenté de l'aider "par la bande" comme on dit, en lui cherchant et trouvant de l'aide (travailleuse sociale, infirmière, etc.) Il avait tout refusé en bloc. Je me suis éloignée encore plus que je l'étais.

Quand je vois mon père, il y a comme une scission qui se produit en moi. Sa voix, sa colère, l'odeur de sa demeure déclenche en moi un instinct de protection. Mon père n'était pas violent physiquement, mais il a un caractère de cochon... Sur le plan émotionnel, c'est comme un jeune enfant dans le corps d'un vieux. Il existe des blocages importants en moi, au point où je ne sais même plus lui parler au téléphone. Même s'il s'est calmé au courant de la dernière année. J'ignore si je vais un jour le revoir, lui et ma mère. Mon père a une relation fusionnelle avec ma mère. Elle est tout pour lui. Je ne suis pas proche de ma mère non plus, qui a été une femme très centrée sur elle-même.

J'ai quand même mal.

J'ai quand même mal, car je ne leur souhaite pas de mal. Car les deux connaissent une fin de vie vraiment pas joyeuse... Personne ne mérite ce qui se passe dans les CHSLD et autres résidences de personnes aînées qui sont des hécatombes à l'heure actuelle.

La maladie d'alzheimer est une maladie débilitante. Quand en plus il y a négligence et maltraitance...

Je manque de mots.
Esquisse
Messages : 457
Enregistré le : 15 févr. 2010, 15:29

Re: Fil d'Esquisse

Message par Esquisse »

En parallèle à ceci, je vis de belles choses.

Je me sens donc très mouvementée à l'intérieur.

Depuis janvier, je réalise un rêve qui m'habite depuis plus d'une dizaine d'années. J'en ai pour plusieurs années. J'ai eu à m'adapter à ma nouvelle vie et ensuite à me réadapter à la nouvelle réalité.

Étant une fille plutôt solitaire, mon quotidien n'est pas tant chamboulé par le confinement. Cependant je ressens une anxiété flottante.

Des crises, j'en ai vécu dans ma vie - des épisodes de santé difficiles surtout. Les outils que j'ai pu mettre en place pour traverser ces périodes m'ont servis, me servent à naviguer à travers celle-ci. La différence est que je suis relativement en santé (quelques pépins gérables) et que c'est à l'extérieur cette fois, le collectif, les alentours qui sont en état de crise.

Quelques réalisations aussi avancent. J'avais parlé sur mon fil d'un problème de contrat qui n'avait pas été honoré par rapport à un projet. Ce projet est en voie de réalisation ailleurs. Et il reçoit un bien meilleur accompagnement qu'au premier endroit. Derrière ce projet, il existe une belle histoire de réparation.

Je continue ma thérapie. Je suis remuée ces derniers temps. Plusieurs remontées de vieux matériel. Mais ici aussi aussi, le mot réparation a sa place. Pas une réparation directe, dans le sens où aucune blessure ici, il s'agit d'une belle expérience depuis le début. Plutôt réparation par rapport à des expériences vécues ailleurs, avec autres personnes, autre temps.

Je suis très touchée par cet accompagnement. Très différent des précédents que j'ai connus.

Les thérapies classiques ne sont pas ce qui m'a réussit le mieux.

Vécu de drôles de choses... Il y a longtemps maintenant, alors que je vivais une situation personnelle catastrophique (santé, précédé d'épreuves de vie conséquentes), j'ai été brisée par une personne qui se disait psy et qui traînait sur le net. J'ai croisé sur ma route deux vrais psys qui m'ont tous les deux fait comprendre que j'avais eu affaire à une personne malveillante, voire malade. Ces deux psys ont été eux-mêmes des années plus tard été reconnus coupables par l'ordre des psy d'avoir abusé de patientes... (pas moi heureusement, mais cela laisse des traces quand même...) (une de mes thérapies s'était arrêtée brusquement, je pensais alors à un problème de santé subit chez mon psy, j'avais appris des années plus tard par hasard la réelle raison de cet arrêt...)

Vécu plus tard une thérapie avec un psy pour qui je ressens de la considération. Il s'agit d'une expérience que j'ai partagé jadis sur ce forum, dans la section psychothérapie. Il y a eu investissement réel de la part de ce psy et il a été droit dans ses bottes. Cependant, nous avons rencontré des difficultés de compréhension mutuelles, un problème de traduction... Je n'ai pas pu soigner tout ce qui avait besoin de l'être. Cependant, il m'avait mise sur un piste qui m'a été très utile. Et il m'avait aussi référée à une intervenante dont l'accompagnement m'a très bien réussi.

J'en aurais d'autres à raconter sur lesquels je passe.

Ma thérapie actuelle est un cadeau tardif. Les thérapies classiques, quand on a un fonctionnement atypique, ce n'est pas la panacée (je l'ai appris avec l'expérience). C'est un cadeau de trouver une psy elle-même atypique... avec une approche différente. Je ne rencontre aucun des problèmes de compréhension vécus dans mes précédentes thérapie.

J'arrive à aborder, petit à petit, des traumas qu'il ne m'avait pas été possible de travailler. Je trouve le tout exigeant et soulageant.

À partir de mes activités, j'espère arriver à transmettre quelque chose à d'autres. Que mes partages soient utiles, afin que d'autres arrivent à penser et à mettre en action leurs propres avancées, la création de la vie dont ils ont envie et qui leur ressemble.
johey
Messages : 116
Enregistré le : 30 janv. 2020, 21:48

Re: Fil d'Esquisse

Message par johey »

Bonjour Esquisse,

Pour répondre à ta question plus haut, j'écris un peu. Pour moi, l'écriture est le moyen d'expression le plus rapide et le plus approprié pour calmer mes états d'âme intenses. Je suis quelqu'un de bipolaire et je vis dans l'intensité. Assez intense pour faire fuir la majorité des gens. J'ai pourtant toujours été accompagné sauf depuis mon diagnostique il y a une dizaine d'années maintenant. J'aurais bien besoin de partager physiquement avec d'autres humains :o mais c'est quelque chose d'impensable pour le moment. Mes états d'âme prennent toute la place et j'ai peu de temps pour "être en couple". :lol: Être me suffit...

Je suis aussi quelqu'un de dépendant affectivement (comprendre dépendant affectif :? ) et cet état de fait me cause problème, je suis quelqu'un qui est capable de s'investir totalement dans une relation au détriment de ma santé. J'ai donc changé là dessus aussi, je préfère m'abstenir et n’entraîner personne dans mes émotions tourbillonnantes. Je suis quelqu'un d'intense et de passionné, ce n'est pas tout le monde qui est capable (ou qui a le goût..) de dealer avec ça, avec moi donc! L'intensité et la passion peuvent faire peur, j'en ai vécu l'expérience plusieurs fois avec différentes personnes. Je préfère la solitude pour le moment, le temps que ma démarche le réclame. Je n'ai plus le goût d'utiliser mes énergies à m'expliquer ni à me justifier auprès d'une conjointe. Pour avoir eut des partenaires toute ma vie, la période actuelle n'est pas plus mal.

Je cherche un projet d'écriture. Je l'espère secrètement. Un projet des profondeurs. Quelque chose qui me mobilise totalement et dans lequel je pourrais m'investir sans me travestir. C'est un rêve actuellement. Un désir. Je suis comme un peintre devant une toile vierge, je suis devant une page blanche. De ce lieu, tout est possible. C'est un peu ce qui me paralyse.

Tu es dans un processus de création évident. Je trouve intéressant de te lire. C'est motivant.
J'espère que tu trouveras la motivation, l'inspiration, le support qu'il te faut pour mener à terme tes projets.

Au plaisir
Esquisse
Messages : 457
Enregistré le : 15 févr. 2010, 15:29

Re: Fil d'Esquisse

Message par Esquisse »

Salutations à Ouena, johey et autres lecteurs/partageurs du forum,

Johey, concernant la paralysie de la page blanche, il y a le philosophe P. Bertrand qui (dans ses mots) parle d'écrire à même ce qui pose problème, ce qui paralyse, stérilise. Écrire est une aventure pleine de richesses et de rebondissements. As-tu pu entamer ce projet auquel tu aspires ?

Le relationnel est quelque chose de complexe... C'est correct de préférer la solitude si tu le ressens ainsi pour le moment. Je ne m'y connais pas tellement en dépendance affective. Est-ce quelque chose que tu travailles ou que tu cherches à travailler (via psychothérapie ou autre contexte de vie) ? (Je pose la question simplement, pas obligé de me répondre... c'est comme tu le sens).

Par ici, relation de couple au long cours. Ce qui est plus difficile pour moi, c'est le social de manière général. Je suis une solitaire... J'ai des périodes de repli et n'ai pas toujours le réflexe de relancer les gens (prendre des nouvelles, etc.) Mon silence n'est pas toujours simple à comprendre pour autrui, mais j’ai quelques contacts qui s’accommodent de mes allées et venues, de mes particularités.

Les situations de groupe sont celles qui me posent le plus de difficultés. Cela me prend du temps, beaucoup de temps pour me sentir véritablement à l'aise avec les autres. J'ai une manière de penser, de percevoir les choses différente, du coup, quand je me décide à parler, souvent mes propos détonnent. Mes intérêts se situent dans des domaines très spécifiques qui intéressent peu de personnes (inversement plusieurs intérêts courants m’ennuient). J'ai l'espoir que les choix que j'ai fait pour les années qui viennent me permettront de croiser quelques personnes qui partagent des intérêts en commun et avec qui une compatibilité de caractère, de personnalité sera possible. J'aime la solitude, mais j'ai aussi besoin de contacts. Un peu comme un voilier qui navigue un long moment sur l'océan, en moment donné, il a besoin de faire une halte au port pour échanger, partager, se ravitailler, en vue de mieux repartir. Je trouve difficile de mettre en place de façon pérenne ces escales dont j'ai besoin. Je garde espoir de me créer un petit réseau dans mon domaine, des camarades avec qui cheminer. C’est mon défi des prochains mois, prochaines années. En général, je m’entends mieux avec les personnes atypiques, enfin les atypiques « gentils » comme je les appelle :)

Je rencontre également ce que j’appelle des « relents traumatiques ». Il y a eu des remontées particulièrement douloureuses ce printemps, des batailles intérieures. Je travaille ces aspects et d’autres en thérapie, ainsi que par le biais de la création. Je trouve le travail exigeant. Lors de ces moments, il est encore plus difficile que d’habitude de maintenir le contact. Par moment, il m’arrive de me sentir découragée, mais sur le fond, je me pousse pour continuer. Parce que j’ai besoin de plus de fluidité dans ma vie, mes relations. Besoin d’avancer. Besoin de portes ouvertes, d’air frais !
Esquisse
Messages : 457
Enregistré le : 15 févr. 2010, 15:29

Re: Fil d'Esquisse

Message par Esquisse »

Salut-bonjour tout le monde,

Musique dans mes oreilles, je fais escale par ici.

Besoin de poser quelques réflexions et préoccupations, comme je le peux (le net, pas toujours simple, avec ses avantages et ses limites).

Une drôle d'année je trouve. Remplie de changements, de rebondissements (et je ne parle pas ici du contexte collectif, planétaire, pandémique).

Remises en questions, il y a quelques jours, au sujet du grand projet dans lequel je me suis engagée. Pas au sujet du projet en lui-même, plutôt au sujet de l'environnement. Je suis quelqu'un qui perçoit beaucoup de choses sans que je le cherche, sans que je le veuille (cela m'a nuit, cela m'a aidée, voire sauvée la vie, selon les circonstances, le long de mon parcours). Depuis un moment, je perçois des inadéquations, des problématiques en provenance de l'environnement dans lequel j'évolue depuis le début de l'année. Cela m'amène des interrogations. Il n'y a pas que du mauvais là-dedans. Cela m'a amenée à me positionner de façon plus précise. Je ne sais pas comment partager ce que je vis de façon assez claire pour me faire comprendre, sans donner trop de détails (plateforme publique oblige...). En somme, pour réaliser mon projet, j'ai choisi un environnement qui normalement soutien un type de projet comme le mien (je n'ai pas choisi au hasard, mais bien pour une des spécialités de cet environnement). Et finalement, il y a une partie de ce que je pensais y trouver, qui ne s'y trouve pas. Je ressens une pression pour donner une direction à mon projet qui ne m'intéresse pas du tout et ne correspond pas à sa nature, une direction éloignée de la spécialité pour laquelle j'ai choisi précisément cet environnement. Jusqu'à il y a quelques jours, c'était gérable. Comme mentionné, cela m'a amenée à préciser des aspects de mon projet, à me positionner plus fermement. Puis, il y a quelques jours, il y a eu un événement de trop. Cela m'a déclenché une crise d'anxiété et de pleurs importante (un genre de tempête intérieure). Cela a été suivi d'une réflexion de fond.

Juste avant l'événement, je venais de terminer une étape et j'étais en train de préparer la prochaine. L'impact a été au point de me demander s'il s'agit d'un environnement suffisamment favorable pour que je puisse développer mon projet. Après recherches et réflexions, j'ai décidé de cogner à une autre porte, pour voir. J'ai fait beaucoup de lectures au préalable et depuis un moment, il y a un environnement qui me parle, mais vraiment (toujours en lien avec mon projet). J'ai décidé de prendre le risque de cogner à la porte de cet autre environnement. Ce n'était pas prévu. En ce moment, je me sens le c** entre deux chaises comme on dit. Et c'est très inconfortable. Je suis en attente. Je ne sais pas où je vais poursuivre mon projet. Je me sens fébrile.

Le point positif est que je développe certaines habiletés (de choix, de décisions, de positionnement, de maniement des changements, etc.) En parallèle, cet entre deux me fait ressentir de la fragilité.

Mes champs d'intérêts sont tellement spécifiques, peu usuels, qu'il est difficile de trouver un arrimage optimal - mais il existe (besoin d'y croire). Cette aventure est très "challengeante" !

Je crois en mon projet. En son utilité pour ma vie, comme dans son potentiel à offrir, à être utile à autrui.
Modifié en dernier par Esquisse le 31 juil. 2020, 21:05, modifié 1 fois.
Répondre